Odanak veut revitaliser le carré de l’église

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Par Sebastien Lacroix
Odanak veut revitaliser le carré de l’église
Daniel G. Nolett

ODANAK. À la suite de la démolition du presbytère de Saint-François-de-Sale, à la fin du mois de septembre, le conseil de bande prendra le pouls de la population pour avoir des idées afin de meubler l’espace qui a été libéré.

L’organisation est d’ailleurs en période de recrutement pour former un comité de revitalisation du carré de l’église qui doit commencer après la période des Fêtes. Les personnes intéressées à y participer peuvent contacter le conseil de bande.

En plus de la démolition, il y a eu quelques microrafales sur le site au cours des derniers mois. Ce qui a fait en sorte d’endommager des arbres, des totems et des tipis qui se trouvaient déjà sur les lieux. Le conseil souhaite donc faire un terrassement pour donner une deuxième vie à cet endroit qui offre une vue imprenable sur la rivière Saint-François.

«Il y a 15 ou 20 ans, il y avait des animaux en ciment sculptés à cet endroit. Ça s’est effrité avec le temps et ç’a été enlevé, se souvient le directeur général, Daniel G. Nolett. Il y avait aussi toute sorte de choses en lien avec les Abénakis, comme un Wig-Wam. Ce serait un peu dans cette idée-là. Idéalement, on aimerait avoir des œuvres d’art abénakises sur le site, mais on veut avoir le point de vue de la population pour savoir ce qu’elle en pense. Elle aura son mot à dire avec des représentants du conseil et du Musée.»

Des souvenirs

La démolition du presbytère s’est déroulée rondement, dans la semaine du 24 septembre. Tout a ensuite été ramassé et nettoyé. Si bien que le terrain est prêt pour une nouvelle utilisation.

On se souviendra que le bâtiment était en place depuis plus d’un siècle, ayant été construit en 1905. Il était toutefois désaffecté depuis une quinzaine d’années et il n’était pratiquement plus utilisé par le conseil de bande, qui en était devenu propriétaire.

Un important dégât d’eau survenu l’hiver dernier avait toutefois sonné le glas de l’édifice dont l’avenir était déjà incertain depuis plusieurs années en raison des coûts de chauffage exorbitants. Les sommes à investir pour la réfection étant beaucoup trop importantes.

Avant les travaux de démolition, les gens de la communauté ont été invités à aller se procurer des éléments du bâtiment. Plusieurs personnes ont répondu à l’appel. «Il y en a qui sont allés chercher des meubles, des rampes, de vieux calorifères en fonte, ou même de la brique, pour conserver un souvenir, raconte M. Nolett. À part des meubles étaient trop endommagés, pas mal tout ce qui pouvait être récupéré l’a été, jusqu’à la vaisselle dans les armoires».

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