Un chef mi’kmaq demande de l’aide pour retrouver une veste ornée de décorations

OTTAWA — Un chef héréditaire mi’kmaq lance un appel à l’aide au public afin de retrouver la veste de fonction qu’il a perdue la semaine dernière à l’aéroport international Montréal-Trudeau.

Ornée d’une médaille qui lui a été remise pour l’Ordre du Canada, de la médaille du couronnement du roi Charles III et de la médaille du jubilé de platine de la reine Elizabeth, la veste du chef Stephen Augustine retrace aussi l’histoire de sa famille.

La veste contient une réplique des insignes offerts au capitaine Henry Dunn O’Halloran de l’armée britannique par les Mi’kmaq dans les années 1840. Elle a été créée par un ancêtre.

M. Augustine dit l’avoir perdue quelque part à l’aéroport international Montréal-Trudeau, le 10 novembre. Il n’a pas réussi à la retrouver.

«C’est un trésor, lance-t-il. C’est un objet rituel très personnel à titre de chef héréditaire.»

Il a rempli un formulaire de perte d’objet de l’aéroport. Il évalue la veste à 5000 $.

«Je vais pleurer quand on me la ramènera. Je ne suis plus le même depuis que je l’ai perdue», commente-t-il.

M. Augustine souligne que la perte de sa veste est comparable à la perte d’un être cher, car le vêtement comporte les motifs traditionnels de sa famille.

Il demande au public de l’aider à retrouver la veste disparue et invite toute personne qui pourrait savoir où elle se trouve à se manifester afin qu’elle puisse retrouver sa place.

La veste était placée dans un sac de vinyle noir. Il se rappelle d’avoir passé les douanes en l’ayant en sa possession.

Le chef héréditaire mi’kmaq revenait d’un séjour en Espagne où il a assisté au lancement d’une réplique d’un chalutier basque qui a coulé près du Labrador en 1565.

La réplique, résultat d’une collaboration entre l’Espagne et le Canada, a été construite à l’aide des mêmes techniques que le bateau original. Il devrait naviguer vers l’Amérique du Nord d’ici les prochaines années.

Le bateau, considéré comme perdu pendant des siècles, a été retrouvé à la fin des années 1970 dans les eaux canadiennes.

L’ironie de la perte n’a pas échappé à M. Augustine.

«Même si c’est une copie, comme le navire basque, il demeure très cher à mes yeux. J’espère qu’on la retrouvera»