Nouvel abattoir de St-Grégoire: un projet qui se réalise au bon moment

Par superadmin

Trois ans après un violent incendie qui a complètement détruit l’Abattoir Morrissette à St-Grégoire, Bécancour vient de retrouver son entreprise d’abattage, plus dynamique que jamais. En effet, grâce à la mobilisation des producteurs à la suite de l’incendie, l’entreprise des frères Morrissette est devenue une coopérative regroupant 140 membres et ayant une capacité d’abattage de 35 000 têtes.

Baptisée Coop de producteurs Viandes les deux rives, la nouvelle entreprise a officiellement inauguré ses installations il y a quelques jours. Située au pied du pont Laviolette, dans le Parc industriel et commercial 30/55, la coopérative lance ses opérations dans une conjoncture favorable. «C’est un projet qui arrive au bon moment. Pas seulement pour la région mais aussi pour tout le Québec qui a, en ce moment, besoin d’abattoirs additionnels», croit Maurice Richard, maire de Bécancour.

Les récents conflits de travail dans divers abattoirs québécois ont effectivement démontré à quel point la capacité d’abattage de la province est fragile et faible, compte tenu des besoins des producteurs. Une importante réorganisation s’opère actuellement dans ce domaine et une association de producteurs semble de nature à favoriser la stabilité des installations bécancouroises. «La direction a de plus été confiée aux frères Morrissette, qui ont la réputation d’être des pionniers au Québec. Le nouvel abattoir a de bons opérateurs», estime Yvon Vallières, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation au moment de l’inauguration des installations.

De vocation multi-espèces, la nouvelle entreprise termine actuellement l’aménagement de la section destinée à l’abattage de porcs. Depuis quelques semaines, la vingtaine d’employés de la Coop procède déjà à l’abattage de bœufs, de veaux, d’agneaux, de chèvres et de grands gibiers au rythme de 17 à 50 bêtes à l’heure.

À la fine pointe de la technologie

Construction régionale, l’abattoir de Bécancour a fait appel à une entreprises de Princeville, Lacal Technologie, afin de concevoir et de fabriquer les équipements intérieurs. Un système de traçabilité ultramoderne a notamment été installé au coût de 40 000$. La traçabilité est un système qui permet d’identifier à toutes les parties du processus d’abattage et de vente l’origine et le parcours de l’animal. Le système installé à Bécancour comprend un scanner et des puces électroniques qui permettent l’étiquetage informatisé des carcasses. Reste à la province à franchir le pas pour permettre que les pièces de viande obtenues une fois la carcasse débitée puissent elles aussi être identifiées.

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