Un négociateur d’urgence à l’ABI?

Un négociateur d’urgence à l’ABI?

Le lock-out a été déclenché durant la nuit du 11 janvier.

ÉCONOMIE. Les deux parties pourraient être convoquées à une ultime séance de négociations pour tenter de dénouer l’impasse à l’Aluminerie de Bécancour à la suite de l’imposition d’un lock-out.

C’est ce que nous a confirmé le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB), Maurice Richard, qui relève directement de la ministre Anglade. «Nous voulons que dans un délai rapide, ils puissent s’asseoir pour se parler. Parce que s’il n’y a pas un tiers neutre, quand est-ce qu’un des deux va bouger?», plaide-t-il.

Les deux parties devraient être tenues de participer à cette rencontre étant donné qu’ils ont tous les deux des liens gouvernementaux et qu’ils opèrent dans un parc industriel qui appartient à l’État. Aux dernières nouvelles, un médiateur avait déjà convoqué les deux parties, ce midi, pour reprendre la dialogue.

Depuis tôt ce matin, une centaine de travailleurs sont sur place et ont dressé une ligne de piquetage. Ils s’assurent de bloquer l’accès au terrain de l’usine, tout en maintenant la circulation sur le boulevard Alphonse-Deshaies.

De nombreux véhicules sont d’ailleurs stationnés le long de la voie publique. Les policiers sont sur place pour assurer une surveillance et n’ont noté aucun débordements jusqu’à maintenant. Les journalistes ont aussi pu faire leur travail sans problème, mais le mot d’ordre est de ne pas leur adresser la parole.

De passage en fin d’avant-midi pour rencontrer les travailleurs, le maire de Bécancour a lancé un appel au calme. «Les informations fusaient de toute part et le tension est palpable», a-t-il pu observer.

Le député renvoie la balle au syndicat

Plus tôt ce matin, Donald Martel, le député de Nicolet-Bécancour souhaitait vivement que le syndicat revienne rapidement avec une contre-proposition pour dénouer l’impasse à l’Aluminerie de Bécancour qui est sous le coup d’un lock-out.«La balle est dans le camp du Syndicat», fait valoir Donald Martel, qui souhaite qu’on fasse une contre-proposition, qu’on reconsidère le vote à la lumière des derniers dénouements ou qu’on établisse un nouveau plan de match sur la suite à donner.

Il estime que le lock-out décrété cette nuit par l’employeur était en quelque sorte prévisible à l’ABI qui a été marqué par un historique de relations de travail difficile. «Ça fait longtemps et ce matin ils ont décidé que cette game est terminée», croit le député Donald Martel qui a fait de nombreuses sorties publiques depuis le début des négociations.

Le président du Syndicat, Clément Masse, l’a d’ailleurs pointé du doigt lors de son point de presse, lui demandant de se servir de son influence pour faire en sorte que la partie patronale revienne à la table de négociation plutôt que de «mettre de la pression» pour que les membres acceptent une offre qu’il n’a pas consulté».

Le député entendait loger un appel au président de la compagnie. Il ne croit toutefois pas que ce serait opportun que le gouvernement décrète une loi spéciale aussi rapidement pour mettre fin au lock-out.

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