Mouches noires: Nicolet-Yamaska octroie un contrat d’un an à GDG Environnement

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Par Marie-Ève Veillette
Mouches noires: Nicolet-Yamaska octroie un contrat d’un an à GDG Environnement
L'épandage commencera en avril. (Photo : archives | courtoisie GDG Environnement)

NICOLET-YAMASKA. Le contrôle biologique des mouches noires sera de retour cette année dans la MRC de Nicolet-Yamaska. C’est l’entreprise GDG Environnement qui procédera à l’épandage, par voie terrestre, de larvicide biologique (BTI) dans les municipalités de Grand-Saint-Esprit, La Visitation-de-Yamaska, Nicolet, Sainte-Brigitte-des-Saults, Sainte-Monique, Sainte-Perpétue et Saint-Zéphirin-de-Courval.

On se rappelle que l’automne dernier, Saint-Léonard-d’Aston s’était retirée du projet, ce qui a nécessité une reprise de l’appel d’offres. «On s’est réuni (les municipalités concernées) pour discuter des enjeux d’efficacité. Est-ce que le fait que Saint-Léonard n’adhère plus aurait un impact autour? On a fait nos recherches, et il semblerait que non. On va donc le tester», signifie Geneviève Dubois, préfète de la MRC, soulignant aussi l’impact financier inévitable associé au retrait de Saint-Léonard-d’Aston.

Ces enjeux ont incité les municipalités participantes à octroyer un contrat d’un an seulement. «C’est une situation un peu exceptionnelle, de perdre un joueur en cours de route», indique pour sa part le directeur général de la MRC, Michel Côté. «On va valider l’efficacité. Ce n’est pas exclu qu’on retourne en appel d’offres l’année prochaine.»

Il précise aussi que 2021 est une année électorale et que les changements de garde potentiels pourraient avoir un impact sur la suite tes choses. «On ne voulait pas « s’attacher » [pour plus longtemps]. D’autant plus qu’il se dit beaucoup de choses sur le BTI. Même si ce traitement est homologué, il y a un questionnement à propos des différents produits utilisés. Diverses études sont menées. On veut voir comment se positionne le gouvernement à ce propos.»

Il n’en demeure pas moins que si l’épandage était reconduit en 2022, ce serait possiblement pour une dernière année. C’est que la Ville de Nicolet, qui défraie près de la moitié de la facture, a déjà signifié son souhait de se retirer du projet par la suite. Elle a d’ailleurs déjà commencé à préparer le terrain, notamment en installant des plantes répulsives un peu partout sur son territoire. Prochainement, les citoyens seront aussi invités à installer des nichoirs à hirondelles, un oiseau insectivore.

«On met en place tout de suite des mesures alternatives [susceptibles de réduire la présence d’insectes piqueurs lorsque cessera l’épandage de BTI]», informe Geneviève Dubois, qui est également mairesse de Nicolet. La Ville acheminera de la documentation sur les plantes répulsives à ses citoyens afin qu’ils participent aussi à l’effort.

La MRC de Nicolet-Yamaska envisage elle aussi ce virage. «On commencera bientôt à travailler ça», partage M. Côté, voyant d’un bon œil la «transition vers d’autres formes de traitement». La Ville de Nicolet se dit d’ailleurs ouverte à accompagner les autres municipalités du territoire dans cette transition.

Cette année, l’arrosage biologique dans les sept municipalités concernées coûtera un peu plus de 166 500$. L’épandage commencera en avril.

 

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Philippe Giroul
Philippe Giroul
4 mois