Mandat de grève à l’ABI

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Par Marie-Ève Veillette
Mandat de grève à l’ABI
(Photo : Le Courrier Sud - Sébastien Lacroix)

EMPLOI. Les syndiqués de l’aluminerie de Bécancour viennent de rejeter, dans une proportion de 97%,  une offre globale de l’employeur. Du même souffle, ils ont voté en faveur d’un mandat de grève à exercer au moment jugé opportun.

La convention collective des 1030 syndiqués arrive à échéance ce soir (22 novembre). Ainsi, les syndiqués auront par après le droit de grève, tout comme l’employeur aura celui de lockout. «Nous ne souhaitons pas déclencher une grève pour le moment, nous laissons la place à la négociation. Mais l’employeur doit saisir le message et prendre la négociation au sérieux. Nous rejetons catégoriquement l’implantation d’un régime de retraite à deux vitesses», fait valoir le président de la section locale 9700, Clément Masse.

Outre la volonté de l’employeur d’instaurer un régime de retraite moins avantageux pour les futurs travailleurs, les négociations achoppent également au sujet du respect de l’ancienneté dans les mouvements de main-d’œuvre. Des centaines d’embauches sont à prévoir au cours des prochaines années, ce qui nécessitera d’importants mouvements de main-d’œuvre.

La section locale 9700 informera l’employeur des résultats. Le syndicat a fait savoir aux médias qu’il n’accorderait aucune entrevue ce mercredi afin de laisser la place aux négociations.

Du côté de l’employeur, on se dit déçu du rejet de son offre par le syndicat. ABI réitère qu’elle offre des conditions de travail attrayantes et compétitives, parmi les meilleures du secteur, à tous ses employés, et que l’offre visait à les maintenir tout en assurant la compétitivité de l’usine à travers tous les cycles du marché.

La direction d’ABI souhaite poursuivre les discussions dans les prochaines heures afin d’en arriver à une entente.

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