Litige autour de l’Île des Sauvages

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Par Sebastien Lacroix
Litige autour de l’Île des Sauvages
Une vue aérienne de la communauté abénakise de Wôlinak.

Le conseil de bande de Wôlinak demande au fédéral d’intervenir dans un litige qui l’oppose à un individu qui lui réclame une partie de l’Île des Sauvages.

Dernièrement, celui-ci a envoyé une mise en demeure au conseil de bande afin qu’il défraie les coûts d’arpentage de ce qu’il prétend être sa propriété.

«C’est quelqu’un d’en dehors de la réserve. Il nous dit qu’il est le descendant d’un roi et que l’île lui appartient parce qu’elle était la propriété de sa famille», raconte le chef de Wôlinak, Denis Landry.

En fait, le conseil de bande de Wôlinak a racheté l’Île des Sauvages en 2010, à la suite d’une succession. L’ancien propriétaire de l’île acceptait que l’individu en question laboure et exploite l’île, mais les dirigeants de la communauté abénakise ont décidé de mettre fin à cette pratique.

Le conseil de bande a dû utiliser les forces de l’ordre pour empêcher l’individu d’exploiter ses terres. «Il a été arrêté pour avoir usurpé et exploité sans autorisation le bien d’autrui. Malgré une ordonnance de ne pas aller sur l’île, il a continué de récolter des ballots de foins», indique le chef.

«Il y a toujours bien des limites à se faire voler nos terres. Chaque fois qu’il part avec un ballot, c’est comme s’il partait avec une partie de la terre de la réserve», s’insurge le chef, qui déplore que les labours aient nui aux recherches archéologiques qui ont eu cours à cet endroit, cet automne.

Le conseil de bande a même fait appel à Urgence Environnement pour se plaindre que des vaches buvaient à même la rivière Bécancour. «Ce n’est pas interdit que des vaches traversent dans l’eau pour aller manger sur l’île, mais pas qu’elles boivent dedans. Ils sont venus, mais ils n’ont pas vu les vaches boire dans la rivière, alors ils ne sont pas intervenus.»

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