L’île Moras: du sérieux pour la MRC de Nicolet-Yamaska

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Par Marie-Ève Veillette
L’île Moras: du sérieux pour la MRC de Nicolet-Yamaska
L'Île Moras appartient à la Défense nationale depuis 1952

NICOLET. Le désir de transformer l’île Moras en parc récréotouristique est plus présent que jamais à la MRC de Nicolet-Yamaska. L’organisation vient de confier à la firme Raymond Chabot Grant Thornton le mandat de réaliser une étude de préfaisabilité qui la guidera dans la poursuite de ce vaste projet.

L’île Moras est située à l’embouchure du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Nicolet. Elle possède une grande valeur patrimoniale et écologique puisqu’elle a été au cœur de la colonisation de la région de Nicolet, en plus de faire partie du Refuge d’oiseaux migrateurs (ROM) de Nicolet, créé par le gouvernement fédéral en 1982 afin de protéger ce type d’oiseaux.

L’automne dernier, les élus du territoire se sont rangés à l’unanimité derrière l’idée de faire de cette île un produit d’appel touristique de grande envergure. «On a l’idée, on sait qu’il y a un potentiel et on a déjà colligé un paquet d’informations. Mais avant de faire un plan d’affaires en bonne et due forme et de choisir la forme qu’aurait le futur parc (parc régional, provincial, national ou autre), on a beaucoup de prérequis à faire valider», affirme Caroline Vachon, directrice générale adjointe de la MRC de Nicolet-Yamaska.

Pour l’instant, les lieux appartiennent à la Défense nationale. Divers enjeux entourent une éventuelle cession et utilisation de l’île. De 1952 à 1999, elle servait de centre d’expertise où l’on testait des armes et des munitions de tous types. Bien que la Défense nationale s’attelle depuis quelques années déjà à nettoyer le lac Saint-Pierre des munitions qui s’y trouvent toujours, le secteur présente encore des risques, de même qu’un potentiel de contamination.

La firme embauchée par la MRC se rendra sur le terrain afin de bien cerner le territoire et cibler les enjeux de développement et les opportunités. «L’équipe va dresser un portrait diagnostic. Ensuite, on réfléchira à la vision d’aménagement souhaité, au plan de mise en œuvre et à l’échéancier. Il se pourrait que certaines options tombent en cours de route, peut-être même toutes. On va voir ce qui est faisable», poursuit Mme Vachon.

Un montant de 34 500$ a été alloué à cette étude de préfaisabilité qui permettra à la MRC de bien structurer son plan de match et, surtout, de «ne pas sauter d’étape, de faire les choses comme il faut et de poser les bonnes questions au bon moment avant d’aller trop loin».

L’équipe de Raymond Chabot Grant Thornton n’en est pas à ses premières armes en la matière. Elle a notamment travaillé au plan directeur 2020-2030 du Parc régional de la Forêt Drummond et au plan de développement du Parc régional du Mont-Ham. Elle planche également sur le Plan de relance touristique de Tourisme Centre-du-Québec. «Ils ont une bonne expertise et l’appréciation des autres partenaires et MRC avec lesquels ils ont travaillé», commente Mme Vachon.

Dans dix à douze semaines, la MRC aura une vision plus claire de la suite des choses. «D’ici là, on a un paquet d’affaires à valider (modèle, gouvernance, etc.). Il faudra aussi s’assurer que tout le monde concerné est à l’aise  [avec les décisions]», termine Mme Vachon.

 

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Patrice Lemire
Patrice Lemire
1 mois

Vérifiez vos dates….. J’ai travaillé au CEE (PETE) de 1987 à 1999 et il y avait plusieurs années que l’on allaient plus sur l’île due au bris du pont lors d’une crue des eaux printanières.

jeanpaulpepin
jeanpaulpepin
1 mois

Le plus beau projet de 50 dernières années avec le Centre de Biodiversité.