Les petits bonheurs de Martine

Photo de Marie-Ève Veillette
Par Marie-Ève Veillette
Les petits bonheurs de Martine
Martine Vézina.

PARISVILLE. Un livre géant; des cadres qui racontent une histoire; un théâtre de marionnettes; un conte illustré sur de grandes bannières; des ateliers de coloriage, de création de personnages et d’écriture: voilà grosso modo ce qui attend les familles à Parisville à l’occasion des Journées de la Culture, le 25 septembre.

S’il fait beau, toutes ces activités seront présentées à l’extérieur de la salle municipale de 10h à 12h. Autrement, ce sera en bonne partie à l’intérieur, dans le respect, évidemment, des directives de la Santé publique (le passeport vaccinal n’est pas nécessaire).

C’est l’écrivaine Martine Vézina qui se cache derrière cette programmation haute en couleurs, épaulée par le comité de la bibliothèque de Parisville. Pour l’occasion, son personnage Kalin, directement sorti de son imaginaire il y a quelques années, sera la grande vedette du jour, aux côtés de son « p’tit » dernier: Marelle. Kalin est un lapin plein de ressources malgré ses difficultés, tandis que Marelle est une écureuil non-voyante étonnamment habile.

Kalin a fait l’objet d’une trilogie dont le dernier tome a été publié en 2020. Marelle est née juste après. Les histoires des deux personnages ont une inspiration commune: la fille de Mme Vézina, atteinte de déficience intellectuelle et aujourd’hui âgée de 38 ans. Une personne « extraordinaire » et « lumineuse », qui sait « apprécier les petites choses », malgré les obstacles et ses limites, décrit sa mère.

« À l’école, elle était une cible parfaite pour les moqueries. Mes quatre garçons [en ont aussi souffert]. J’ai eu envie d’écrire une histoire et d’aller dans les classes pour jaser avec les jeunes. Ç’a eu un impact extraordinaire. »

C’est ainsi qu’est né Kalin, dont le tome 1, publié dans sa version actuelle en 2015, vise à sensibiliser les jeunes à la différence. Le tome 2, paru en 2016, est un outil permettant aux enfants d’apprendre à reconnaître la colère et les émotions ressenties. Le troisième, quant à lui, les aide à développer leur aptitude à être heureux.

En 2020, Martine Vézina a démarré son entreprise d’édition et de rédaction (Variances) avec la volonté, entre autres, d’écrire sur tous les types de handicaps. Marelle a ouvert le bal, et plein d’autres idées sont maintenant en ébullition. Cette effervescence a mené cette année à la publication d’un livre à colorier de style mandala pour enfant illustré par Sonia Goulet, artiste de Bécancour, et un autre pour adulte, illustré par Danielle Déry de Deschaillons. Elle a aussi mené Mme Vézina à enregistrer ses contes pour enfants et à écrire une chanson pour les accompagner. « C’est mon fils Gabriel (Lépine) qui a fait la musique », souligne-t-elle fièrement.

Ces enregistrements pourraient d’ailleurs se greffer à l’activité du 25 septembre, sous la forme de codes QR à scanner, ce qui apporterait un volet audio aux installations présentées. Au moment d’écrire ces lignes, toutefois, leur présence n’était pas confirmée.

À noter que d’autres activités sont prévues sur le territoire à l’occasion des Journées de la Culture, qui se déroulent du 24 au 26 septembre. Elles ont lieu à Bécancour, Nicolet, Pierreville, Saint-Léonard-d’Aston et Sainte-Perpétue. Pour les détails, consultez le www.journeesdelaculture.qc.ca

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