Les clients d’Hydro-Québec ont fait les frais du conflit, dénoncent les Métallos

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Les clients d’Hydro-Québec ont fait les frais du conflit, dénoncent les Métallos
Les travailleurs ont été mis en lock-out dans la nuit du 10 au 11 janvier. (Photo : Sébastien Lacroix)

LOCKOUT. Le Syndicat des Métallos estime que l’affirmation comme quoi tous les Québécois paient pour le lockout chez ABI prend aujourd’hui tout son sens, alors qu’on apprend que les tarifs d’électricité seront haussés de 0,9 % à partir du 1er avril prochain.

Le montant rapporté par cette hausse des tarifs pour les clients résidentiels, soit 50,5 millions, équivaut à plus du tiers des pertes de revenu net d’Hydro-Québec en 2018 qui sont liées au conflit chez ABI, soit 165 millions, rappelle-t-il.

« Avec 165 millions de plus dans ses poches, Hydro-Québec aurait pu offrir un gel des tarifs à tous les résidents du Québec pendant 3 ans. Disons que ça met les choses en perspective. Lorsqu’on dit que tous les citoyens du Québec paient pour le lockout de la multinationale, on en a aujourd’hui la preuve très concrète », lance le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau.

Lors du lancement du rapport annuel 2018 de la société d’État au début février dernier, on apprenait que le lockout avait entraîné une perte financière nette de 165 millions en 2018 en raison de la clause de «force majeure» contenue dans le contrat en électricité avec ABI qui l’a soustraite de payer l’électricité qu’elle consomme en temps normal.

« On a du mal à comprendre que le gouvernement se fasse tant tirer l’oreille pour redonner aux Québécois le trop perçu sur les factures d’Hydro-Québec, que le gouvernement ne remette pas en question des contrats d’énergie aussi mal négociés avec les multinationales de l’aluminium. Le gouvernement du Québec, Hydro-Québec et tous les citoyens du Québec financent un lockout décidé unilatéralement par une compagnie étrangère, à hauteur de 165 millions en 2018. Si c’était les travailleurs qui avaient bénéficié d’une subvention de 165 millions pendant un conflit de travail, Québec serait intervenu depuis longtemps », ajoute Alain Croteau.

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