L’écho des origines: du rêve à la réalité

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Par Marie-Ève Veillette
L’écho des origines: du rêve à la réalité
Carole Bellerose, directrice générale du Centre de la biodiversité du Québec à Bécancour, Louis Labbé, présidente du conseil d'administration, Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour, Caroline Proulx, ministre du Tourisme, et Donald Martel, député de Nicolet-Bécancour, lors de l'inauguration officielle du circuit de jeu interactif nocturne «L'écho des origines». (Photo : Marie-Eve Veillette)

BÉCANCOUR. L’équipe du Centre de la biodiversité du Québec inaugurait officiellement son circuit de jeu interactif nocturne «L’écho des origines» mardi après-midi, en présence de la ministre du Tourisme Caroline Proulx.

D’entrée de jeu, la présidente du conseil d’administration du Centre, Louise Labbé, a rappelé tout le chemin parcouru depuis 2015, année où l’idée du concept a germé. «En 2015, la Ville de Bécancour s’est portée acquéreur du boisé qui appartenait aux frères des écoles chrétiennes (adjacent au Centre de la biodiversité). Avec un tel espace à exploiter, l’idée nous est venue d’un sentier nocturne. On savait ce qu’on voulait mais le « comment » demeurait à définir. Halo Création a relevé le défi.»

Ce studio de conception et de production multimédia reconnu a développé, spécifiquement pour le projet, une technologie unique au Québec. Cette technologie suscite maintenant beaucoup d’intérêt en Amérique du Nord et du Sud, de même qu’en Asie, témoigne Yanik Daunais, directeur général d’Halo Création et producteur attitré de «L’écho des origines».

«À l’étape où l’on a imaginé le projet, la forêt était considérée comme une zone protégée. On nous avait dit qu’on ne pouvait pas y faire d’installation. L’idée est alors venue de développer un objet connecté et de mettre l’expérience dans la main des gens. Ils deviendraient porteurs de la lumière et du son, et l’objet deviendrait aussi un outil de jeu», explique-t-il.

La réflexion s’est transformée en une technologie tri-directionnelle dont l’élément vedette est un bâton lumineux interactif ayant l’aspect d’une branche. «Les bâtons communiquent entre eux et avec le système, et ils réagissent aussi au système. [La technologie] nous offre une possibilité de communication vraiment incroyable», décrit M. Daunais.

L’électricité et la fibre optique ont finalement pu être installées le long du sentier, ce qui a permis à Halo Création de pousser encore plus loin le concept et de «déployer des stations beaucoup plus importantes», indique Yanik Daunais.

Au total, vingt installations (six ambiances et 14 stations) sont dissimulées tout au long du sentier en forêt, qui représente un circuit de 1,8 km. Dès que les visiteurs les approchent, les branches interactives s’agitent, communiquent avec chacun des membres du groupe, et activent les divers éléments du parcours et les décors.

«On a un projet innovant dans le boisé qui nous permet de poursuivre notre mission à l’extérieur des murs du Centre», commente Carole Bellerose, directrice générale du Centre de la biodiversité, rappelant que son institution est d’abord un musée scientifique dont le mandat est d’œuvrer à la mise en valeur et à la conservation du patrimoine naturel, et de protéger, conserver, étudier et présenter les espèces biologiques du Québec.

«Cette nouveauté présente les enjeux environnementaux avec une approche ludique, éducative et artistique. Elle amène le visiteur à prendre conscience de l’héritage de la mer de Champlain sur la biodiversité de la vallée du Saint-Laurent, en plus de lui faire réaliser jusqu’à quel point l’humain a un impact sur son environnement», souligne Mme Bellerose, mentionnant au passage que c’est la voix d’un pic à tête rouge qui guide les visiteurs, dans la langue de leur choix (français ou anglais), tout au long du parcours.

Pour sa part, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a rappelé l’importance du tourisme dans le développement économique de sa Ville. «C’est associé à la fierté», a-t-il dit, soulignant que pour cette raison, la Ville de Bécancour l’avait placé «au-dessus de la pile» des priorités.

Il a également levé son chapeau à l’équipe du Centre, et plus particulièrement à Carole Bellerose pour sa vision. «Elle a des rêves, et elle réussit à nous faire croire qu’ils sont réalisables. Et ça finit toujours par marcher!», a-t-il indiqué.

Une perception partagée par le député Donald Martel, qui a affirmé qu’«avec l’arrivée de Carole Bellerose, on a mis de la substance sur le Centre» après que celui-ci ait «été tenu à bout de bras par des bénévoles pendant plusieurs années».

Enfin, la ministre Caroline Proulx a admis que le projet de l’équipe du Centre de la biodiversité «était très ambitieux», et a félicité Mme Bellerose et les administrateurs du Centre pour leur ténacité». Elle a également mentionné que le projet lui plaisait particulièrement puisqu’il cadrait bien avec la volonté de son ministère de «développer du tourisme responsable et durable» au Québec.

Son ministère a d’ailleurs attribué une aide financière de 54 000$ au Centre de la biodiversité pour appuyer la mise en place du circuit interactif «L’écho des origines», dont le coût total s’élève à 1 885 000$.

Le projet, produit par Halo Création, comprend un pavillon d’accueil, des sentiers et la création du concept hautement technologique et innovateur qui se cache derrière les branches interactives.

Rappelons que l’expérience est d’une durée moyenne de 1h 30 et s’adresse à un public de tout âge.

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