Le tour du monde en casse-noisettes

Photo de Stéphanie Paradis
Par Stéphanie Paradis
Le tour du monde en casse-noisettes
Maurice Richard, PDG de la SPIPB et collectionneur de casse-noisettes. (Photo : Stéphanie Paradis)

Lorsqu’arrive le temps des Fêtes, Maurice Richard, PDG de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB), profite de ses vacances pour voyager… et pour acheter des casse-noisettes! C’est en mettant le pied sur chacun des cinq continents que l’ancien homme politique a amassé jusqu’à présent pas loin de 80 pièces uniques.

De formats ou de couleurs différentes, fabriqués dans une variété d’essences de bois, les casse-noisettes de Maurice Richard le gardent jeune. « Les casse-noisettes ne vieillissent pas et ils sont colorés! », lance M. Richard. D’ailleurs, le premier casse-noisettes de M. Richard a probablement une cinquantaine d’années.

Le casse-noisettes de la collection de M. Richard est constitué de pièces qui proviennent d’autres provinces canadiennes, mais aussi des États-Unis, d’Angleterre, de la Jamaïque, de plusieurs pays d’Europe ou encore du Mexique. C’est d’ailleurs dans ce dernier pays que Maurice Richard voyagera cette année. Ramènera-t-il un nouveau spécimen dans ses bagages? « Absolument! », répond-il d’emblée, le sourire dans la voix.

Mais les pièces de collection de Maurice Richard ne proviennent pas toutes de ses voyages. Plusieurs lui ont été offertes en cadeaux par des amis qui le connaissent plutôt bien, ou encore elles ont été dénichées dans des marchés aux puces, dans des brocantes ou chez des antiquaires. Il est capable de voir le potentiel de chacun des casse-noisettes, même les plus poussiéreux et mal-aimés d’entre eux. Il a d’ailleurs offert une deuxième vie à plusieurs en les réparant. « Il a fallu que je fabrique des nez, des pieds, des bottes. J’en ai aussi repeint », révèle le collectionneur.

Et parmi ses nombreux casse-noisettes, a-t-il un préféré? « Le préféré, c’est toujours le dernier! Un collectionneur, c’est ça. Ça ne doit jamais avoir de regrets, ça doit acheter », souligne-t-il.

À voir au Moulin Michel…

Pour ceux dont la curiosité aurait été piquée par la collection, une soixantaine de casse-noisettes appartenant à Maurice Richard sont exposés au Moulin Michel dans le cadre de son événement « Meunier, tu fêtes! », jusqu’au 31 décembre prochain.

« Je ne savais pas que j’avais une collection avant que le Moulin Michel m’approche pour exposer mes casse-noisettes!, lance Maurice Richard en riant. J’ai trouvé ça flatteur! »

À son arrivée aux bureaux de la SPIPB, le PDG a rencontré un problème de taille… une immense fenêtre de 40 pieds de long, presque impossible à décorer pour le temps des Fêtes! Il a donc apporté plusieurs de ses précieux casse-noisettes afin d’habiller la fenêtre. « Tous les gens qui viennent à la Société depuis une dizaine d’années, à la période des Fêtes, voient des casse-noisettes partout! C’est comme ça que le Moulin Michel a découvert que j’avais des casse-noisettes », raconte M. Richard.

« Les décorations de Noël autour de moi ne sont pas laissées au hasard. Les casse-noisettes sont une décoration de paresseux, parce qu’il n’y a rien à monter, juste à les sortir de la boite!, ajoute-t-il en riant. C’est une décoration facile! C’est déjà complet, ce n’est pas comme un arbre de Noël. L’arbre de Noël, il faut que tu le montes, il faut que tu le déplies. Chaque fois, il faut que tu changes les boules, les glaçons… », poursuit-il.

Cet amoureux de Noël a pourtant passé son enfance à fabriquer lui-même ses décorations de Noël. « Je suis né dans une famille de 14 enfants. On allait couper le sapin de Noël et on faisait nos propres décorations en papier mâché, se remémore M. Richard. Et comme cadeaux, on avait des bonbons! », ajoute-t-il.

Cette ingéniosité des enfants de la famille de Maurice Richard rappelle un peu, d’ailleurs, l’origine des casse-noisettes. « Les casse-noisettes étaient jadis fabriqués en Allemagne par les menuisiers qui s’amusaient avec des restants de bois et qui, par la suite, les offraient en cadeaux à leurs enfants. Leurs femmes complétaient les casse-noisettes avec des restants de matériaux pour faire les chapeaux, l’habit ou les bottes, explique M. Richard. Il y a tout un côté artisanal qui entoure les casse-noisettes! »

« En fait, ils sont vivants! », lance Maurice Richard qui, pendant un instant, ressemble davantage à Geppetto qu’à un PDG de société d’État. Ce dernier révèle d’ailleurs posséder lui-même quelques Pinocchio…

« Dans mon travail, je suis sérieux, car mon travail est sérieux. En parallèle, je suis un artiste-peintre et j’ai des collections. C’est ce qui fait que je semble équilibré! », conclut M. Richard.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires