Le rêve américain de Jacob Guévin

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Par Stéphane Lévesque | Initiative de journalisme local
Le rêve américain de Jacob Guévin
Employé à toutes les sauces, c’est à lui que son entraineur Chadd Cassidy a fait appel pour protéger la faible avance de 2 à 1 face au Upper Canada College. En plus d’une participation offensive de deux assistances, Jacob Guévin, solide en défensive, peut dire mission accomplie pour sa partie du 18 janvier 2020. (Photo : Stéphane Lévesque)

HOCKEY. Jacob Guévin était bien loin d’être né lorsque le Miracle sur glace s’est produit en 1980 dans l’aréna qui porte maintenant le nom du légendaire entraîneur Herb Brooks, à Lake Placid. Mais cette saison, le jeune défenseur évolue sur cette glace à titre de fier porte-couleur du Northwood School de la United States Premier Hockey League. Le Courrier Sud est allé à la rencontre de ce Léonardois qui rêve d’atteindre les plus hauts sommets du hockey.

«Jacob, dès son jeune âge, était allumé. Ça se voyait qu’il était un passionné. Il prend au sérieux son entrainement. De plus, il a ce qu’on appelle le «IQ hockey». Il comprend son sport et l’aspect offensif qui y est de plus en plus présent dans le hockey d’aujourd’hui » – Denis Francoeur

Au milieu des montagnes Adirondacks, on est bien loin de ses premiers coups de patin sur la patinoire derrière l’école Tournesol de Saint-Léonard-d’Aston entretenue avec amour par le vénérable Richard Lebeau. Mais c’est quand même là que l’odyssée hockey de Jacob Guévin s’est amorcée. Prenant gout à notre sport national, ses parents, Denis Guévin et Julie St-Onge, l’inscrivent au hockey mineur de Bécancour. Rapidement, son talent et son enthousiasme sont détectés par Denis Francoeur. Il joindra son académie à partir de la 5e année de son primaire. «Ça été extraordinaire le développement qu’il a fait pour moi», exprime reconnaissant l’athlète né 17 janvier 2003 qui sera éligible au repêchage de la Ligue nationale de hockey en 2021. Et, il est possible que son nom soit entendu lors de l’encan amateur de l’an prochain selon Denis Francoeur.

Membre des Panthères du Collège Marie de l’Incarnation dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire de 2016 à 2018 où il comptait comme coéquipier, entre autres, le Bécancourois Zachary Bolduc, il a disputé une saison dans le Midget AAA l’an passé avec les Estacades de Trois-Rivières. Il y récolte 25 points, dont 9 buts, en 42 matchs de saison régulière. En neuf matchs de série, il complète avec 7 passes. Médaille d’or du Québec lors des Jeux du Canada, en 2019, il a été sélectionné pour représenter le Canada au Défi mondial des moins de 17 ans de hockey. Une expérience qui l’a marqué. «C’était un honneur pour moi de représenter mon pays. C’est pour des occasions comme ça que j’adore le hockey», confirme-t-il.

C’est justement lors de cette saison forte en émotions, qu’à la suite de l’offre d’une bourse d’études complète, il a opté pour se joindre au Mavericks de l’Université Nebraska Omaha à compter de la saison 2022-2023. Un programme de hockey reconnu qui compte parmi ses anciens étudiants des joueurs de la Ligue nationale de hockey (actuels ou anciens) tels Jake Guentzel, Greg Zanon, Josh Archibald, Andrej Sustr et Dan Ellis. Avant de faire le saut dans la prestigieuse National Collegiate Athletic Association (NCAA), bien qu’il aurait pu jouer une saison dans la Ligue de Hockey Midget AAA du Québec, il a fait le choix de joindre la Northwood School de la United States Premier Hockey League. Une décision motivée par l’importance que lui et ses parents donnent à ses études.

Le hockey, une histoire de famille pour Jacob Guévin. On le voit en compagnie de son père Denis, sa mère Julie et son frère William.

«Je trouve ça important d’avoir un diplôme et de penser à long terme», explique le jeune homme qui performe bien à l’école malgré que l’enseignement ne se fasse qu’en anglais dans l’établissement qu’il fréquente actuellement. Une importance à l’éducation corroborée par sa mère, Julie St-Onge. «On garde les pieds sur terre. Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus pour la Ligue nationale. C’est plaisant et stimulant de voir son cheminent et comment il s’épanouit dans le hockey. Les portes sont ouvertes, ça, c’est certain. Tant mieux si cela fonctionne, mais en allant se chercher un diplôme universitaire Jacob va avoir d’autres options», explique la femme native de Nicolet.

La proximité relative de Lake Placid versus Saint-Léonard-d’Aston, on parle de trois heures et 30 minutes de route, est également bien vue tant par Jacob Guévin qui en est à sa première année hors de la maison familiale que par ses parents qui viennent le voir jouer fréquemment. Car, ne l’oublions pas, malgré tous ses accomplissements, il n’a que 17 ans!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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