Le plan national économique du Québec dévoilé à Shawinigan

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Par Patrick Vaillancourt
Le plan national économique du Québec dévoilé à Shawinigan
Le premier ministre du Québec François Legault, accompagné des ministres Pierre Fitzgibbon et Lucie Lecours. (Photo : Hebdo Patrick Vaillancourt)

SHAWINIGAN.  Le premier ministre du Québec François Legault était à Shawinigan vendredi, plus précisément à l’entreprise AddÉnergie, afin de présenter le plan national économique du gouvernement intitulé « Une vision économique ambitieuse – un Québec qui gagne ».

Flanqué du ministre de l’Économie et de l’Innovation Pierre Fitzgibbon et de la ministre déléguée à l’Économie Lucie Lecours, M. Legault a présenté un plan économique qui est divisé en cinq grands chantiers : Fait au Québec, les exportations en vitesse supérieure, un Québec innovant, une main-d’œuvre qualifiée, et une économie verte. 

On pouvait s’attendre à ce que le premier ministre annonce une bonne nouvelle économique pour Shawinigan, telle qu’une zone d’innovation en électrification des transports, mais rien n’a été annoncé. « Je n’ai pas l’intention de scooper Pierre Fitzgibbon », a répondu le premier ministre à une question d’un journaliste demandant si Shawinigan pourrait recevoir une zone d’innovation.

« Il y a des choses qui ont changé pendant les 20 mois de la pandémie, et pour l’économie, ça accéléré les changements qu’on a vus avant la pandémie, ce qui font que les priorités ont changées. Dans les prochaines semaines et des prochains mois, vous allez voir beaucoup d’annonces qui vont débouler et qui vont partir de cette vision sur cinq chantiers. Cette vision va apporter un débat fondamental sur la conciliation du développement économique et de la lutte aux changements climatiques », exprime le premier ministre.

M. Legault a indiqué que le Québec avait un rattrapage à faire sur l’Ontario concernant l’écart de richesse, et ce plan est un outil pour y parvenir.

Fait au Québec

Le gouvernement lance un vaste chantier pour encourager les entreprises à fabriquer, au Québec, des biens autrefois importés. Il encouragera aussi les Québécois à acheter des produits d’ici, dans des commerces d’ici. L’État donnera l’exemple dans les achats publics en accordant la priorité aux entreprises et aux produits du Québec. « La ministre Lebel déposera un projet de loi pour que l’État achète plus au Québec », précise M. Legault.

Les exportations en vitesse supérieure

Le gouvernement déploiera une action en faveur des exportations, pour en faire passer la croissance à la vitesse supérieure, avec des mesures et de l’accompagnement. Les exportations permettront aux entreprises établies ici de vendre davantage sur les marchés étrangers, de dégager plus de bénéfices, d’assurer plus efficacement leur développement et de jouer un véritable rôle de locomotive pour l’écosystème québécois. Une hausse des exportations aura pour effet bénéfique d’augmenter la production des entreprises, ce qui en améliorera la rentabilité et le positionnement à l’étranger. 

Un Québec innovant

En innovant, les entreprises sont en mesure à la fois d’offrir de nouveaux produits et services et de gagner en productivité, en compétitivité et en efficacité. La modernisation, depuis les technologies de l’information jusqu’à la robotisation, est devenue incontournable, avec la rareté de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs. Le gouvernement encouragera avec force la recherche et le développement ainsi que la commercialisation. Un des moyens d’y arriver passe par la création des zones d’innovation qui sont en plein essor dans plusieurs régions. Ces dernières rapprocheront le milieu du savoir de celui des entreprises et feront émerger de nouveaux centres d’excellence et des secteurs d’activité stratégiques. La numérisation est devenue essentielle pour permettre le travail à distance et ouvrir aux entreprises de nouveaux marchés et de nouvelles clientèles. 

Une main-d’œuvre qualifiée

Le gouvernement du Québec se fixe pour objectif, de pair avec les entreprises, de pourvoir les emplois bien rémunérés en augmentant la qualification des travailleurs. À cet égard, comme l’éducation demeure sa grande priorité, le gouvernement aidera les Québécois à se former, à se qualifier et à se requalifier. Un effort particulier sera consenti dans les technologies de l’information et en génie. Le gouvernement entend aussi soutenir les entreprises dans la création d’emplois bien rémunérés.

Comme partout en Occident, le Québec vit actuellement une situation de rareté de main-d’œuvre dans les services publics ainsi que dans des secteurs économiques. Le ministre du Travail, Jean Boulet, qui mène une opération main-d’œuvre au sein du gouvernement depuis plusieurs mois, présentera bientôt une première série de mesures pour pourvoir ces postes.

Une économie verte

La société se transforme sous l’influence des changements climatiques et doit adapter ses façons de faire. Le cinquième chantier, l’économie verte, permettra au gouvernement de conjuguer environnement et prospérité économique. L’État souhaite transformer les défis auxquels la société fait face, en raison des changements climatiques, en occasions pour réaffirmer le statut de chef de file du Québec, notamment en matière d’électrification des transports et de développement de nouvelles filières énergétiques propres.

Le gouvernement entend jeter les bases d’un nouvel écosystème et de le faire croître dans des secteurs tels que les batteries, les véhicules électriques (autobus, camions et trains) et l’énergie propre.

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