Yves Bourque poursuit son rêve olympique

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Par Sebastien Lacroix
Yves Bourque poursuit son rêve olympique
:Yves Bourque (au centre) a reçu des épinglettes de Bécancour

SKI. Yves Bourque entre dans une phase critique pour se qualifier aux Jeux de Pyeongchang en 2018, lui qui a décidé de se lancer dans un deuxième cycle olympique de quatre ans quelques semaines à peine après être revenu de Sotchi.

Le skieur paranordique de Bécancour s’envolera pour la Corée, lundi prochain, afin de participer à la Coupe du monde. Il pourra voir où il se situe au niveau international, en plus de se familiariser avec le site des paralympiques de 2018. Il devra aussi se rendre à Canmore, en décembre 2017, pour confirmer sa sélection.

S’il croit qu’il ne devrait pas y avoir de problème pour rencontrer les standards olympiques, sa place sur l’équipe canadienne est loin d’être gagnée. «Il y n’y a jamais eu autant de compétition au Canada. L’équipe devrait compter dix à douze athlètes et il y a déjà sept ou huit places qui sont déjà prises. Il faudra donner mon 150% pour aller chercher ma place en Corée», souligne-t-il.

Pour se qualifier pour les Jeux, un athlète paralympique doit s’approcher à 30% du meilleur au monde, mais au Canada, Yves Bourque croit qu’il devrait se situer entre 10% et 12% pour gagner la chance de défendre l’unifolié.

Il est malgré tout confiant d’y arriver, et ce, malgré son âge et le fait qu’il doit concilier son entraînement avec son travail et sa famille. «Il y a six ou sept skieurs de 28 à 30 ans qui sont sur la CSST à la suite d’un accident de travail et qui ne font que s’entraîner. Malgré tout, ils le trouvent encore achalant le petit vieux», lance celui qui a maintenant 51 ans.

Meilleur qu’à Sotchi

Yves Bourque estime qu’il est en meilleure forme physique que lors de ses derniers jeux paralympiques, alors qu’il était âgé de 48 ans. «Malgré mon âge, il y a encore de la progression qui se fait», note celui qui s’entraîne au parc de la Mauricie, au Club Énergie CMB à la forêt de Montmorency et à Canmore, en Alberta.

En 2016, il a participé à de nombreuses compétitions à Gatineau, au Mont Orford et à la Coupe du monde d’Allemagne où il a enregistré quelques-uns de ses meilleurs résultats en carrière, dont une douzième place en sprint.

Il a aussi peaufiné sa technique, en plus de raffermir sa musculature. «J’ai appris à faire des exercices pour stabiliser les épaules et je vois une différence. Normalement, à ce temps-ci de l’année je dois prendre des anti-inflammatoires. Je n’en ai pas encore eu besoin cette année», précise-t-il.

«Je me suis aussi procuré des bâtons un plus long de quelques pouces. Ça devrait me donner une meilleure poussée. Pour pouvoir les utiliser, il faut que les épaules tiennent le coup», ajoute le Bécancourois.

Un coup de pouce

Yves Bourque a reçu une bourse de 6 000 $ du Fonds mis sur pied par son bon ami René Bérubé pour l’aider à continuer son entraînement et payer les frais associés à ses voyages. De l’argent dont il a grandement besoin étant donné sa situation.

«Comme je ne suis pas nécessairement en position de faire un podium, j’ai de l’aide de la fédération, mais ce n’est pas suffisant, explique-t-il. C’est une grosse source de motivation de savoir que tout le monde est derrière moi.»

Pour aider l’athlète, il est possible de faire un chèque au Fonds Yves Bourque, 17575, rang Thibodeau, Bécancour (Québec), G9H 1P3.

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