Vivre dans Nicolet-Bécancour: Roland Britschgi, Saint-Sylvère

Par superadmin
Vivre dans Nicolet-Bécancour: Roland Britschgi, Saint-Sylvère
Roland Britschgi. Photo

Borer, Durrer, Broenimann, Schaerli, Bingelli, Kundert, nommez-en, ils sont plusieurs à avoir quitté la Suisse pour venir s’installer sur le territoire des MRC de Bécancour et de Nicolet-Yamaska. Venant enrichir la culture québécoise par leurs traditions, la communauté Suisse a su s’intégrer à notre coin de pays sans trop de difficulté. Ils œuvrent, pour la plupart, dans le domaine de l’agriculture et transmettent leur savoir d’une génération à l’autre. Voici donc la petite histoire de l’un d’entre eux.

Originaire de Sarnen en Suisse, Roland Britschgi est arrivé au Québec à l’âge de trois ans avec toute sa famille. Propriétaires d’une ferme en Suisse, ses parents, Josef et Edith Britschgi, ont pris la grande décision de tout vendre pour venir s’installer au Québec afin d’y acquérir une terre plus vaste et de rentabiliser davantage leurs investissements en agriculture. Maintenant âgé de 32 ans, Roland est copropriétaire de la ferme Hofmatters inc. située à Saint-Sylvère, et fait partie du comité organisateur du Club de lutte suisse pour le Centre-du-Québec. Lutteur sénior, Roland a participé à de nombreuses luttes suisses, sur le territoire, et en a même été l’hôte en juillet dernier. Plus de 300 personnes se sont rendues chez lui pour participer à l’événement et en ont profité, pour honorer leurs coutumes.

Les tournois de lutte suisse sont les occasions idéales d’y entendre musique folklorique, cor des Alpes et sons de cloches! C’est aussi le moment de déguster des mets typiquement suisses tels que saucisses et pâtisseries.

Roland est également membre du Club de Sonneurs de Cloches. Ces instruments, de différentes grosseurs, ont une grande valeur aux yeux des suisses. Dans leur pays, au mois de décembre, la coutume veut que les sonneurs de cloches se promènent de village en village pour y faire résonner leur instrument et ainsi faire fuir les mauvais esprits. Ici, dans le but de perpétuer la tradition, les sonneurs de cloches sont souvent présents aux baptêmes et mariages suisses. Père de deux enfants (Marguerite et Olivier), Roland se charge également de leur apprendre sa langue maternelle (l’allemand) et de leur transmettre ses coutumes afin qu’elles ne s’éteignent pas au fil des ans. D’ailleurs, la petite Marguerite, âgée d’à peine 6 ans, est parfaitement bilingue et Olivier, 3 ans, a dernièrement accompagné sa grand-mère en Suisse afin d’y vivre une immersion totale. La langue présente toutefois une barrière pour les Suisse-Allemand arrivés au Québec à l’âge adulte. Plusieurs d’entre eux vieillissent dans la solitude et présentent une difficulté d’intégration. Selon Roland, un foyer adapté pour personnes âgées suisses-allemandes, serait peut-être une solution pour pallier au problème.

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