Vie de chien… à l’école!

Par superadmin
Vie de chien… à l’école!
Les élèves de la classe de Louise Couture

L’école primaire Curé-Brassard, à Nicolet, éduque un élève plutôt particulier. Même s’il est arrivé en classe en janvier 2007, il pique encore la curiosité de tous, avec sa grosse voix, ses yeux pétillants et son entrain débordant… Il s’agit de Déci, un chien MIRA qui passe ses journées avec les élèves de première année du groupe de Louise Couture.

Déci est un labernois qui s’apprête à devenir chien-guide ou chien d’assistance pour MIRA, un organisme soutenant les personnes aveugles et handicapées. Il a abouti dans la classe de Mme Couture à la suite d’une idée lancée par un élève l’an dernier: «J’aimerais ça avoir un chien dans la classe», avait-il tout bonnement suggéré.

L’idée a cheminé dans l’esprit de l’enseignante qui, en apercevant une affiche de la Fondation MIRA, dans la classe voisine, a décidé de remplir une demande pour devenir «famille d’accueil». Après quelques semaines d’attente, l’organisme l’a appelée et l’a informée qu’elle pouvait aller choisir son chiot.

L’aventure commence!

Quand Déci est arrivé à l’école, un partage équitable des tâches a été mis en place grâce à la création du poste de «mini-prof de la journée». Ainsi, chaque jour, un élève différent de la classe de Mme Couture s’occupe de Déci: il sort lui faire faire ses besoins, lui ouvre la porte, etc., cela en partenariat avec des élèves de 5e année. En parallèle à ce titre spécial, tous les élèves ont un rôle crucial à jouer dans l’éducation de Déci: ils doivent le surveiller et garder leur classe dans un état de propreté impeccable. «Déci pourrait s’étouffer avec un bout de gomme à effacer», illustre une élève. Les enfants doivent aussi rester sages: «On ne peut pas crier: ça pourrait énerver le chien», témoigne un autre élève. «On n’applaudit pas, non plus, parce que Déci pourrait faire le saut et se mettre à japper», renchérit une de ses camarades de classe.

Toute bonne chose a une fin

Ce mois-ci, Déci partira pour un séjour de deux semaines chez MIRA. L’organisme évaluera alors le potentiel du chien et décidera s’il deviendra chien-guide ou chien d’assistance. Puis, il retournera dans la classe de Mme Couture jusqu’en avril. À ce moment, il quittera définitivement les lieux pour venir en aide à une personne non-voyante ou handicapée.

À peu près unique dans la province

L’initiative de Louise Couture est peu courante dans la province. Selon Jocelyne Fortin, de la Fondation MIRA, seulement deux ou trois écoles parrainent ainsi un chien MIRA. «Il y a quelques professeurs qui gardent un chien MIRA, mais très peu d’entre eux impliquent autant les jeunes dans leur démarche», souligne Mme Fortin. Évidemment, Déci dort chez Mme Couture et passe les fins de semaine en sa compagnie. Mais c’est toujours avec joie qu’il retrouve ses jeunes amis à l’école. Il faut dire que Déci est aux anges avec eux, puisqu’ils le dorlotent beaucoup quand ils en ont la permission… Pas si mal, comme vie de chien!

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