Un bon plan pour lutter contre la pauvreté

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Par Sebastien Lacroix
Un bon plan pour lutter contre la pauvreté
Le coresponsable régional

POLITIQUE. La tournée «S’organiser contre la pauvreté: un bon plan» était de passage à Nicolet, mercredi, pour sensibiliser et mobiliser les acteurs du milieu communautaire.

Le tout était organisé par le Collectif de la lutte contre la pauvreté du Centre-du-Québec qui attend toujours que le gouvernement se positionne sur un Plan d’action gouvernementale en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale qui soit audacieux et qui engage l’ensemble de la société.

«Le gouvernement a refusé de tenir des consultations publiques. Ils en ont tenu en ligne, en plein temps des Fêtes. On a donc décidé d’aller sur le terrain pour discuter des enjeux de la pauvreté», expliquer la porte-parole du Collectif, Virginie Larivière.

Les deux principaux thèmes abordés pendant cette journée de formation étaient le revenu minimum garanti et le rehaussement du salaire minimum garanti à 15$ de l’heure, deux mesures qui pourraient améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté.

«Ce sont des enjeux dont on ne parlait pas, rappelle-t-elle. Le salaire minimum à 15$ de l’heure. Est-ce que c’est possible? Est-ce que vraiment ça va détruire l’économie? Ce sont des mythes que l’on aborde. Sur le revenu minimum garanti, on est tenu dans le mystère. On essaye de débroussailler tout ça.»

On a aussi discuté des cibles prioritaires que propose le Collectif, soit le rehaussement de la protection publique à la mesure du panier de consommation (MPC) qui établit ce qu’une personne a besoin pour couvrir ses besoins de base.

L’amélioration de l’accès aux services publics, la réduction les inégalités socioéconomiques et de contrer les préjugés envers les personnes en situation de pauvreté et l’exclusion sociale ont été abordés.

Amorcée en novembre dernier, la tournée se poursuit jusqu’au printemps. Elle a déjà parcouru des milliers de kilomètres avec, notamment, des arrêts dans le Bas-St-Laurent, en Estrie, en Jamésie, en Abitibi, au Saguenay-Lac-Jean.

«Les enjeux sont différents, mais la pauvreté, qu’on soit partout au Québec, ce sont des enjeux qui sont assez similaires, entre autres sur les préjugés. Quand on est en situation de pauvreté, on est souvent stigmatisé comme étant un paresseux qui profite du système», observe Virginie Larivière.

«Au Centre-du-Québec le contexte est différent, mais les personnes qui sont pauvres, sont pauvres, souligne le coresponsable du Collectif au Centre-du-Québec, Louis Lacroix. C’est pour ça qu’on demande un Plan de lutte à la pauvreté. C’est au gouvernement du Québec de régler le problème.»

Or, on ne sent pas beaucoup d’écoute du gouvernement. Notamment lors de la commission parlementaire sur le controversé projet de Loi 70 sur les prestations d’aide sociale. «On a zéro écoute, déplore la porte-parole. Le premier ministre est même prêt à passer le bâillon sur un projet de Loi qui va appauvrir des milliers de personnes au Québec… Quand on parle des enjeux de pauvreté au Québec, on ne nous tend pas l’oreille.»

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