Postes Canada: Préavis de grève déposé par les travailleurs

Par Goulet Cambron
Postes Canada: Préavis de grève déposé par les travailleurs

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de postes (STTP) a déposé jeudi un préavis de grève de 72 heures à Postes Canada.

Toutefois, le débrayage n’est pas envisagé, a confirmé à TC Media le négociateur en chef de l’unité urbaine du STTP, Sylvain Lapointe. «Pour l’unité urbaine, de façon rotative par province, les employés ne feront pas d’heures supplémentaires, a-t-il indiqué. Pour les factrices et facteurs ruraux et suburbains, ils ne travailleront pas au-delà des heures prévues à l’horaire.» À moins d’un revirement de la part de l’employeur, ces moyens de pression entreront en vigueur dimanche à 23h59.

L’échéance du mandat de grève du STTP est fixée à 23h59 jeudi soir. Mercredi, la ministre fédérale du Travail, MaryAnn Mihychuk, avait demandé aux deux parties de repousser de 24 heures l’échéance des négociations. L’employeur a toutefois refusé cette extension. «C’est incompréhensible, juge M. Lapointe. Le gouvernement est le vrai propriétaire de Postes Canada et le PDG a dit non à son propriétaire.»

Jeudi matin, la ministre Mihychuk a mentionné qu’elle nommerait un médiateur spécial afin de régler le conflit de travail qui perdure depuis plus de neuf mois. «Je m’attends à ce que les deux parties collaborent avec ce médiateur spécial afin de parvenir à une entente et d’éviter un arrêt de travail, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Le syndicat se dit prêt à retirer son avis si Postes Canada accepte une prolongation de l’échéance. «Nous espérons que Postes Canada va se rendre à l’évidence et accepter la proposition du gouvernement», soutient Sylvain Lapointe.

Postes Canada a confirmé avoir pris acte de grève. «Le STTP sera en droit de déclencher une grève le 28 août 2016», stipule un communiqué de la société d’État. L’employeur mentionne aussi qu’il «collaborera pleinement au processus» mise en place par la ministre du Travail.

Malgré cette énième tentative de conciliation, la menace de lockout est toujours présente selon M. Lapointe. «Il n’y a rien à l’épreuve de Postes Canada», dit-il.

Les salaires ainsi que les régimes de retraites sont les principaux points de litige. L’employeur affirme que les demandes du syndicat coûteraient environ 1 G$.

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