Nova Bus finalise la première vague d’embauches

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Par Sebastien Lacroix
Nova Bus finalise la première vague d’embauches
Un soudeur en action.

ÉCONOMIE. Le recrutement entrepris il y a quelques semaines à l’usine de Nova Bus de Saint-François-du-Lac se déroule rondement. Déjà, 6 des 85 employés supplémentaires qui seront requis sont entrés au travail.

La grande majorité des 25 soudeurs nécessaires à la première vague d’embauches ont été trouvés. Ceux-ci représentaient en quelque sorte le «nerf de la guerre» pour permettre à l’entreprise d’accentuer sa production.

«Parce que pour nous, sans soudeur, il n’y a pas de production», souligne Jean-François Paquette, le directeur de l’usine qui fabrique des châssis en acier pour des flottes d’autobus des différentes Sociétés de transport un peu partout dans le monde.

L’entreprise enclenche maintenant le processus pour dénicher du personnel spécialisé, comme des techniciens, des concepteurs, des inspecteurs en assurance-qualité et des contremaîtres. «Nous avons déjà reçu plusieurs CV. Il faut maintenant faire des entrevues», précise Jean-François Paquette.

Le nouveau personnel devrait entrer progressivement au cours des prochaines semaines. «L’objectif est d’avoir terminé les embauches pour le début du mois de mai afin de compléter la formation et être pleinement fonctionnel dès la mi-juin», indique le directeur de l’usine.

L’entreprise entreprendra ensuite la deuxième vague d’embauches, qui nécessitera notamment 25 autres soudeurs. Dans ce cas-ci, la formation devrait se faire au début du mois d’août, pour une entrée progressive en septembre et en octobre.

L’arrivée de tous ces nouveaux employés dans une courte période de temps sera un défi de logistique pour l’entreprise. «Heureusement, nous avons un bon plan d’accueil et de formation qui a été mis en place. Nous avons pris le temps de bien nous préparer pour ne pas être débalancés», admet le directeur de l’usine de Saint-François-du-Lac.

En plus des 85 emplois créés à Saint-François-du-Lac, il y en aura 125 nouveaux à Saint-Eustache pour porter le total à 200 embauches au Québec. Nova Bus déploiera d’ailleurs un processus d’attraction, de sélection et de recrutement du personnel pour ses deux installations et tous les nouveaux employés de ce projet suivront un plan de formation complet. Par ailleurs, une journée carrière dédiée aux candidats est prévue à l’usine de Saint-Eustache le 8 avril 2017 afin de leur permettre de découvrir les installations et d’échanger avec les recruteurs.

« L’augmentation de la capacité de production annoncée par Nova Bus est une excellente nouvelle. Que ce soit en créant des emplois, en développant de nouveaux marchés ou en affichant sa capacité d’innover, Nova Bus démontre qu’une entreprise manufacturière bien implantée au Québec peut, avec détermination et passion, rayonner et contribuer à la croissance économique du Québec. Je suis fier que notre gouvernement soutienne et encourage l’industrie manufacturière au Québec et crée à cet effet, un environnement propice à la création d’emplois, notamment dans les régions », a pour sa part souligné Saul Polo, député de Laval-des-Rapides et adjoint parlementaire de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation.

Un horizon confortable

Le carnet de commandes de Nova Bus étant très bien garni jusqu’en 2018, ces emplois seront assurés pour une durée minimale de douze mois. Par la suite, tout dépendra de l’obtention des contrats par la compagnie. «C’est un horizon qui est confortable, souligne le directeur de l’usine. Nous ne sommes pas habitués d’en avoir qui sont aussi lointains»

La cadence de production que s’apprête à rencontrer Nova Bus est du jamais vu à Saint-François-du-Lac. «Nous allons augmenter d’environ 15% au-dessus du niveau record», estime Jean-François Paquette.

L’arrivée de 80 employés supplémentaires se fera sentir surtout sur le quart de soir qui fonctionne actuellement à bas régime. Celui-ci sera appelé à être plus performant, tout comme celui de jour.

Avec 300 travailleurs à son actif, l’usine prévoit faire passer la production de cinq à sept châssis par jour. Ces besoins s’expliquent par une hausse de la production à l’usine de Plattsburgh, à partir du mois de juillet, et à celle de Saint-Eustache, dès septembre. Celle de Saint-François-du-Lac en subit les contrecoups, puisqu’elle doit leur fournir les structures.

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