Nova Bus accentue la production

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Par Sebastien Lacroix
Nova Bus accentue la production

Un autobus Nova LFSe 100% électrique.

ÉCONOMIE. En raison des nombreux appels d’offres qu’a remportés l’entreprise au cours des derniers mois, Nova Bus devra accélérer la production. C’est pourquoi plus de 80 travailleurs additionnels seront nécessaires d’ici le mois de septembre à l’usine de Saint-François-du-Lac.

«Nous savions que nous avions soumissionné sur plusieurs contrats, mais on ne s’attendait pas à tous les décrocher. Nous les avons obtenus et c’est une très bonne nouvelle», explique la porte-parole de Nova Bus, Emmanuelle Toussaint.

En plus des contrats déjà annoncés l’automne dernier pour la livraison de 525 autobus à San Antonio et à Houston, au Texas, s’ajoutent des remplacements d’autobus dans plusieurs villes. On ne peut toutefois pas dévoiler leurs destinations en raison de la nature confidentielle des commandes.

Toujours est-il que la production passera de cinq à sept châssis d’autobus par jour qui seront ensuite acheminés à Saint-Eustache et Plattsburgh pour la finition. Jamais dans son histoire la cadence n’aura été aussi élevée à Saint-François-du-Lac. «Ce sera la première fois qu’on en fabrique autant par jour. Normalement, on se tient autour de quatre», indique la porte-parole.

Pour répondre à la demande, l’atelier devra rouler à plein régime pour fabriquer les structures et faire la pose des planchers. C’est pourquoi un quart de soir a été créé à l’usine de Saint-François-du-Lac sur lequel sera appelé à travailler le personnel.

L’usine passera à 300 emplois, le niveau le plus élevé atteint jusqu’ici. L’arrivée massive des 80 travailleurs devrait se faire en deux temps. Une première vague entrera ce printemps, en avril et en mai, suivie d’une seconde cet été, de juin à août.

Parmi les postes à pourvoir, on compte une cinquantaine de soudeurs pour réaliser la fabrication des châssis d’autobus. Une vingtaine de postes de production seront aussi à combler, notamment des «préparateurs de surface» qui seront appelés à effectuer différentes tâches sur les pièces et les composantes, en plus d’assurer le bon déroulement de la production.

Toujours sur le quart de soir, des techniciens et des inspecteurs seront chargés de s’assurer de la qualité du produit en vérifiant les pièces, les gabarits, les assemblages et les bons de travail tout au long du processus.

Les candidats ont jusqu’au 28 février prochain pour postuler. Les horaires sont de quatre soirées de travail de dix heures. Un poste un peu plus spécialisé de technicien concepteur, de jour, est aussi affiché jusqu’au 13 février.

Les travailleurs seront embauchés pour une durée minimale de douze mois. Leur poste ne sera toutefois pas temporaire, mais régulier, et respectera l’échelle salariale de l’entreprise. «Nous avons suffisamment d’ouvrage pour justifier les embauches pour au moins un an. Par la suite, si le carnet de commandes reste au même niveau, nous serons très heureux de les conserver. Sinon, les effectifs pourraient être réduits», mentionne Mme Toussaint.

Il faut dire que si le marché des autobus va bien ces années-ci, la situation n’a pas toujours été rose. En juin 2012, l’entreprise avait dû mettre à pied 60 employés en raison du ralentissement. Le tout a toutefois repris de plus belle depuis 2013, où Nova Bus a décroché des contrats historiques. De nombreuses ententes lucratives se sont aussi succédé par la suite.

Nova Bus voit aussi d’un bon œil le plan d’action en électrification des Transports qui se déroule jusqu’en 2020 et travaille activement au développement de technologies pour trouver de nouveaux débouchés dans ce secteur.

Des nouvelles qui tombent à point

La création de 80 emplois chez Nova Bus – le plus grand employeur manufacturier dans le Bas Saint-François – constitue une nouvelle économique majeure dans ce coin de la région. D’autant plus que selon le dernier indice de vitalité dévoilé il y a quelques semaines par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), Pierreville, Odanak et Saint-François-du-Lac figuraient parmi les endroits les plus dévitalisés de la province.

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