Martel défendra l’intégralité de l’enveloppe

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Par Sebastien Lacroix
Martel défendra l’intégralité de l’enveloppe
Donald Martel

POLITIQUE. L’option de transférer une partie des 116 millions $ encore disponibles dans l’enveloppe du Fonds de diversification économique réservée à Bécancour et Trois-Rivières serait «complètement inacceptable», estime le député Donald Martel.

«Le Fonds a été mis sur pied pour pallier la fermeture de la centrale nucléaire. Ce ne serait pas justifier de répartir des sommes ailleurs dans la région. Déjà que 50 millions $ pour les autres territoires, c’était généreux», a réagi le député de Nicolet-Bécancour lorsque TC Media lui a appris que cette possibilité était l’une des options actuellement sous analyse au bureau de la ministre Lise Thériault.

Donald Martel entend d’ailleurs se battre pour conserver l’intégralité de l’enveloppe. «C’est certain que je vais poser des questions à la ministre Thériault et que je vais intervenir pour dénoncer cette situation», assure-t-il.

«Si le Fonds est réparti ailleurs dans la région, ça ferait juste de la chicane. C’est ce qu’elle veut? Si elle va dans ce sens-là, elle confirme qu’elle n’a pas de sensibilité régionale, continue Donald Martel. J’espère que les trois députés libéraux de la région de Trois-Rivières (Jean-Denis Girard, Marc H. Plante et Pierre-Michel Auger), se tiendront debout.»

Des critères à revoir

Le porte-parole en matière de développement économique régional pour la Coalition Avenir Québec espère plutôt que le prolongement du programme et l’assouplissement des critères seront les options retenues.

À son avis, le fait que seulement 33M$ ont été distribués dans la MRC de Bécancour et à Trois-Rivières démontre que le Fonds de diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie n’était pas adapté à leur tissu industriel.

Le député estime que la solution est d’augmenter le délai pour laisser le temps de présenter des projets. «Il faut laisser l’argent jusqu’à ce que le Fonds soit épuisé», commence-t-il.

Il croit également qu’une ressource devrait être à la disposition des entreprises. «Il faut de l’argent pour faire de la prospection, mais aussi avoir quelqu’un qui va dans les bureaux pour remplir les papiers, rappelle-t-il. Les entrepreneurs nous disent qu’ils n’ont pas le temps et que c’est trop compliqué.»

Donald Martel souhaite aussi que le Fonds puisse servir à aider à l’aboutissement de projets comme IFFCO dans le parc industriel et portuaire de Bécancour. «Je le dis depuis le début», souligne le député.

«Ce n’est pas adapté à notre réalité industrielle, pointe-t-il. Pour que Bécancour puisse en profiter, il faudrait que les critères soient adaptés à la grande et la très petite entreprise».

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