Mandat de grève à l’École nationale de police du Québec

Par Emilie Vallee
Mandat de grève à l’École nationale de police du Québec
Les professionnels de l’École nationale de police du Québec

Les professionnels de l’École nationale de police du Québec (ENPQ) à Nicolet, réunis en assemblée générale mardi soir, ont voté à 96% en faveur d’un mandat de grève comportant une banque de 7 heures, à être déclenchée au moment jugé opportun par leur exécutif syndical. Ces quelques heures de grève pourraient, stratégiquement, être utilisées afin de perturber la formation de la cohorte des 72 aspirants policiers qui sont attendus à la mi-juin par le Service de police de la ville de Montréal ou encore la formation de l’ensemble des aspirants policiers.

Ce mandat de grève se veut une réaction à l’immobilisme de la direction de l’ENPQ dans le processus de renouvellement de la convention collective échue depuis le 31 décembre 2003. Après avoir dû livrer un combat afin de faire appliquer la Loi sur l’équité salariale, le syndicat a déposé son projet de renouvellement en octobre 2007. Le syndicat entend faire pression afin d’obtenir une entente de principe avant la mi-juin.

Les principales demandes syndicales touchent le remaniement des échelles salariales, afin qu’elles soient cohérentes avec les résultats de l’exercice effectué dans le cadre de l’application de la Loi sur l’équité salariale, ainsi que l’indexation de ces mêmes échelles.

Le SPGQ (Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec) représente plus de 44 professionnels de l’ENPQ, tels des psychologues, conseillers pédagogiques, instructeurs en intervention physique ainsi que divers autres spécialistes.

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