La piqûre de l’apiculture

Par Emilie Vallee

Denis Leblanc a une véritable passion des abeilles. Quant il en parle, ses yeux pétillent et il raconte à quel point ces petites bestioles sont fascinantes. De retour dans la région après 15 ans, lui et sa conjointe Maryse Paquin, se sont établis dans le paysage bucolique de Ste-Monique et viennent de devenir propriétaires de l’entreprise Les produits de l’alvéole.

Revenu dans la région l’an dernier, le couple exploitait déjà neuf ruches pour le plaisir. «J’ai produit 600 livres de miel l’an dernier que j’ai vendu en trois mois à peine. À ce moment là j’ai vraiment eu la piqûre», raconte Denis Leblanc. Il a alors décidé de se porter acquéreur de l’entreprise de Gaston Trépanier et de son épouse Bernadette Marcotte de Ste-Sophie-de-Lévrard. «M. Trépanier était intéressé à vendre et nous lui avons fait une proposition d’affaires», explique Denis Leblanc.

Propriétaires depuis lundi, M. Leblanc et sa conjointe bénéficient de l’aide de l’ancien propriétaire pendant un an. Il pourra ainsi leur transmettre toute son expertise afin d’exploiter les 110 ruches. Dès le mois d’août, toutes les installations seront transférées sur leur propriété à Ste-Monique. Il sera possible pour le public de s’y procurer les produits. Puis, en 2009, toute la miellerie y sera déplacée. «Je n’avais pas de relève et on voulait vendre car l’apiculture n’est pas un métier facile et on ne rajeuni pas, alors c’est bien de passer le tout à un plus jeune», relate M. Trépanier qui opérait son entreprise depuis 31 ans. «Denis c’est quelqu’un de très réceptif et il veut. Je vais lui transmettre tout mon savoir au cours de la prochaine année», précise-t-il. «Pour moi c’est un deuxième métier. J’aime le côté naturel du miel, tout est biologique», mentionne Denis Leblanc. «On aime être dehors et participer à la nature. Sans les abeilles et les polinisateurs, on ne mangerait pas grand-chose. Elles sont essentielles», ajoute Maryse Paquin.

Le projet du couple est axé sur les produits de la ruche. Ainsi, les visiteurs pourront se procurer du miel, de la cire, du pollen et du propolis. «Nous souhaitons aussi développer les différents miels. Il y a une infinité de possibilité», précise Maryse Paquin qui poursuit actuellement des études en horticulture à l’école d’agriculture de Nicolet.

Les nouveaux propriétaires désirent également se lancer dans le volet agrotouristique au cours des prochaines années. Le volet éducatif les attire particulièrement. «On veut informer les gens qui confondent souvent les abeilles et les guêpes. On veut enseigner le bon côté des abeilles», explique Maryse Paquin. Des installations pourraient alors être mises en place afin d’accueillir des groupes de visiteurs.

La passion des abeilles

«L’apiculture c’est toute une science. Il y a tellement de choses à apprendre», souligne M. Leblanc qui a été formé par Alexandre Gardner de Victoriaville. D’une explication à une autre, Denis Leblanc essaie de démystifier le monde des abeilles et parle de leur mode de vie, de leur fonction dans la ruche, etc. «Denis est un vrai passionné, il pourrait en parler toute la nuit», interrompt sa conjointe. Puis il continue en allant dans les détails, essayant de montrer que ces petites bestioles ne sont pas dangereuses. «Quand j’entre où sont les abeilles et que j’entends le bruit de fond, comme un bourdonnement, ce sont les battements d’ailes et ça me donne la chair de poule tellement c’est beau», conclut Denis Leblanc.

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