La nouvelle passerelle construite sans autorisation

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Par Sebastien Lacroix
La nouvelle passerelle construite sans autorisation
La passerelle a été aménagée au début de l'été.

ENVIRONNEMENT. La Ville de Nicolet a eu une mauvaise surprise à la suite de l’aménagement de la toute nouvelle passerelle dans la partie basse du parc Marguerite-d’Youville qui a été réalisé au début de l’été.

Jour de la Terre Québec, l’organisme de bienfaisance en environnement qui chapeaute le projet attendait de recevoir une autorisation pour aménager un quai flottant sur la rivière Nicolet afin de compléter le projet ZinZen.

À la suite d’une inspection, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques a plutôt émis un avis de non-conformité pour l’ensemble du projet…

C’est que contrairement à ce que croyaient la Ville de Nicolet et le Jour de la Terre, l’aménagement de la passerelle, depuis la rue du 12-Novembre, n’avait toujours pas obtenu de certificat d’autorisation.

Étant donné que la construction est en bois traité et qu’elle est située dans la plaine d’inondation de la rivière, le ministère craint que sa présence résulte en un dépôt, un dégagement ou un rejet de contaminants, et qu’il y ait une modification de la qualité de l’environnement.

De plus, le ministère fait valoir la présence potentielle de milieux humides à proximité des aménagements qui n’ont pas été caractérisés, ni délimités. Il y a notamment un étang qui se trouve tout près de l’extrémité de l’un des deux embranchements du trottoir de bois.

Des mesures correctives

Heureusement, le ministère n’est pas allé jusqu’à demander l’enlèvement de la nouvelle passerelle, mais souhaite que des mesures correctives soient apportées.

Dès cet automne, une caractérisation délimitée sur plan du milieu humide pour l’ensemble de l’aménagement sera réalisée.

Par la suite, une nouvelle demande d’autorisation sera présentée en janvier 2015 comprenant précisément la localisation de la passerelle et de l’œuvre végétale, ainsi que les correctifs nécessaires.

Tous les travaux ultérieurs qui seront à faire devront toutefois utilisés des matériaux qui sont acceptables dans un milieu humide.

«Selon ce que j’ai compris, c’est que lorsque nous demanderons des correctifs pour des mesures de sécurité sur le trottoir, le ministère va profiter de la demande de modification pour prendre tout le projet et nous donner le certificat d’autorisation», estime le maire de Nicolet, Alain Drouin.

Un élément de la revitalisation

Le maire de Nicolet a par ailleurs rappelé que la rue du 12-Novembre a été identifiée depuis plus de dix ans comme un endroit où il faut faire des interventions dans le cadre du processus de revitalisation.

«Le Jour de la Terre est juste venu nous aider pour que les travaux se fasse plus rapidement, en mode accéléré. Fondamentalement, l’objectif du projet est de redonner l’accès à la rivière», rappelle-t-il.

Une erreur de bonne foi

Pour le Jour de la Terre, qui devait se charger des demandes d’autorisation, la confusion est née d’une mauvaise distinction entre le permis nécessaire pour la passerelle et pour le quai flottant, qui n’aurait pas dû se faire séparément. L’erreur n’a pas été faite de mauvaise foi, mais par manque d’expérience, croit le maire de Nicolet, qui rappelle qu’il s’agit du tout premier projet ZinZen.

Suivez Sébastien Lacroix sur Twitter : @Sebas_Lacroix

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