La Fondation Cédrika Provencher mise sur la prévention et la sécurité

Par Joanie Mailhot

ÉVÉNEMENT. C’est dimanche soir, à l’Île St-Quentin, que se tenait la 5e édition de la Journée mondiale de prévention des enlèvements d’enfants, chapeautée par la Fondation Cédrika Provencher.

C’était l’occasion pour l’organisme d’informer les enfants, les parents et toute la population sur ses activités, de préciser ses besoins et de démontrer qu’elle demeure active au sein de la communauté. Sur place, les gens ont pu se familiariser avec les outils déjà existants et les nouveaux outils et projets en lien avec la prévention des enlèvements d’enfants et la recherche de personnes disparues. Ils ont également pu faire le plein de trucs et de consignes sur la protection et la sécurité des enfants, grâce aux nombreux kiosques des partenaires présents.

Évidemment, la découverte du corps de Cédrika, en décembre dernier, a donné un autre ton à cette Journée. «C’est certain que cette année, notre événement a une tournure particulière. En fait, je dirais que ça me convainc encore plus qu’il faut agir en prévention», soulève Henri Provencher, grand-père de la fillette et président de la Fondation.

Son cheval de bataille touche tant la protection que la sécurité. «Et ça, c’est partout: sur Internet, dans les parcs, les cours d’école, etc. Il y a une Journée officielle pour les enfants disparus. Mais la prévention, c’est bien avant ça. Dans un monde idéal, il n’y aurait plus de journée pour les enfants disparus, parce qu’on aurait prévenu les enlèvements», mentionne le président.

Il ajoute que sa priorité, jusqu’en décembre, était de retrouver Cédrika. Il partageait donc son temps entre cette mission et la gestion de la Fondation. «Maintenant que mon principal but a été atteint, je peux vraiment me concentrer sur la Fondation. Je veux faire profiter d’une expérience unique et la transformer en positif en en faisant bénéficier les parents. C’est important pour moi que l’histoire de Cédrika puisse servir à d’autres», soutient-il.

La Journée mondiale de prévention des enlèvements d’enfants a débuté avec une messe célébrée à la basilique Notre-Dame-du-Cap. Ensuite, des activités et des prises de parole étaient au programme dès 17h. Au menu: pique-nique familial en présence de clowns, magicien, jeux gonflables et maquillage, discours de différents spécialistes et partenaires de la Fondation, démonstration d’outils de la «Trousse Cédrika», ainsi que formation d’une chaîne humaine et minute de silence en mémoire de Cédrika et de tous les enfants victimes d’un pareil drame. Puis, après l’envolée de lanternes se tiendra une prestation du rappeur trifluvien Sir Pathétik. Des feux d’artifice clôtureront cette soirée.

«Cette Journée nous donne la chance de démontrer quelques trucs et inculquer des choses aux jeunes. Ultimement, on ne «fabriquera» plus des prédateurs, mais des gens normaux qui seront prudents et vigilants», espère Henri Provencher.

Par ailleurs, il estime que la Fondation est proactive et travaille toujours positivement. «Dans les circonstances, il y a un petit côté sombre cette année, mais les actions de la Fondation sont toujours positives. On veut mettre toutes les ressources ensemble, autant pour les enfants que pour les parents.»

La Fondation Cédrika Provencher s’adresse aux enfants, aux familles et à la population. «On veut que la population nous avise quand il y a quelque chose. Ensuite, on les guide vers les bonnes ressources, mentionne M. Provencher. Notre but est vraiment de développer de nouveaux outils, tant en ce qui a trait à la recherche, la prévention ou l’intervention.»

Enfin, pour lui, l’implication citoyenne est plus qu’essentielle. «La population, ce sont nos yeux et nos oreilles.

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