Hydro-Québec souhaite clarifier la Loi sur la Régie de l’énergie

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Par Sebastien Lacroix
Hydro-Québec souhaite clarifier la Loi sur la Régie de l’énergie
La centrale de cogénération a débuté ses opérations en 2006 et n'a servi que durant quelques mois.

POLITIQUE. Hydro-Québec revient à la charge pour pouvoir avoir recours à la centrale thermique de TransCanada Énergie (TCE) pour combler ses besoin en puissance lors des périodes de pointe hivernale.

Elle profite de la commission parlementaire sur le projet de loi 106, qui doit encadrer la politique énergétique du gouvernement du Québec, pour demander de clarifier la Loi sur la Régie de l’énergie.

On se souviendra que la Régie avait annulé sa décision concernant l’utilisation de la centrale de cogénération, de 100 à 300 heures, concluant en un «vice de procédure», après l’appel du Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEÉ) qui faisait valoir que la Société d’État aurait dû aller en appel d’offres publiques.

Dans son mémoire déposé devant les commissaires, Hydro demande «de ne pas avoir à s’engager dans un processus d’appel d’offres si des options moins couteuses sont disponibles au bénéfice de ses clients.»

«La Régie a déjà un pouvoir de dispense pour autoriser à HQ à ne pas recourir à des appels pour des contrats de court terme en cas d’urgence des besoins par exemple. Il pourrait alors être prévu d’étendre ce pouvoir dans d’autres cas et conditions», souligne Marc-André Pouliot, attaché de presse chez Hydro-Québec.

Celui-ci fait valoir qu’Hydro-Québec avait déjà procédé à un processus d’appel d’offres à tous les producteurs d’électricité, en 2015, et que le meilleur prix obtenu à ce moment-là s’élevait à 106$/kW-an, alors que TCE lui donne une option presque deux fois moins cher (55/kW-an).

Or, le fait de porter s’aller en appel d’offre, comme l’ont réclamé les environnementalistes du ROEÉ pour faire renverser la décision, aurait pour effet de disqualifier TCE. «Ils ne pourraient pas soumissionner parce qu’ils sont déjà sous contrat avec nous», fait valoir le porte-parole d’Hydro-Québec.

Le dossier est donc «entre les mains des parlementaires», estime le porte-parole d’Hydro-Québec, qui souhaite obtenir une réponse favorable à ses demandes pour aller de l’avant le plus rapidement possible.

Rappelons que l’entente prévoit la construction d’un site de stockage et de regazéification de gaz naturel liquéfié (GNL) tel que prévu près de la centrale thermique, par Gaz Métro, dont les retombées économiques sont évaluées à 45 millions $.

Le tout pourrait engendrer plus de 120 emplois lors de la période de la construction, et une dizaine de postes lors de l’exploitation du site par Gaz Métro. Hydro-Québec fait aussi que le tout permettrait de valoriser un actif situé près des grands centres de consommation d’électricité.

 

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