Et si la réussite passait par les technologies?

DOSSIER. À la Commission scolaire de la Riveraine, on dénombre quelques projets mettant de l’avant les nouvelles technologies comme les ordinateurs portables et les tablettes (iPad).

Saviez-vous que le territoire de Bécancour-Nicolet-Yamaska compte deux «Classes branchées»? En effet, les élèves de 6e année de l’école Marie-Sophie (Sainte-Sophie-de-Lévrard) et les élèves de la classe d’adaptation scolaire de l’école Tournesol (Saint-Léonard-d’Aston) utilisent tous un ordinateur portable.

«Ce sont des classes différentes qui n’utilisent pas les ordinateurs pour les mêmes raisons. Chose certaine, l’impact est le même pour tous: les jeunes sont plus motivés. L’élève sait que son travail sera lu et partagé. Il s’engage autrement dans ses travaux», explique Josiane Deshaies, conseillère pédagogique responsable des technologies, à la Commission scolaire de la Riveraine.

Elle ajoute que dans tous les cas, chaque élève a un ordinateur, donc il y a beaucoup moins de papiers et de crayons, d’autant plus que les devoirs et leçons se trouvent en version électronique.

Selon Mme Deshaies, on remarque également une meilleure communication entre les enseignants et les parents. «Comme les parents ont accès à tous les travaux de leurs enfants, via une plateforme, ils ont l’impression d’être dans la classe», précise-t-elle.

L’école Marie-Sophie possède aussi un «Laboratoire mobile», soit un chariot de portables disponibles pour tous les élèves. La conseillère pédagogique estime que ces nouveaux outils sont vraiment intégrés aux disciplines.

Notons que les portables sont également présents dans les trois écoles secondaires de la Rive-Sud et qu’ils sont tout aussi intégrés dans les matières scolaires. «Les adolescents vont les utiliser pour faire des analyses, de l’expérimentation, par exemple. Certains cours sont aussi bâtis en ligne», souligne Josiane Deshaies.

Une tablette pour stimuler

Chaque élève de la classe de langage, soit une classe adaptée, de l’école Marquis (Saint-Célestin) utilise une tablette depuis 3 ans. «Comme les élèves sont atteints de dysphasie, il s’agit d’un outil fort intéressant pour leur stimulation. Ils ont besoin de plus de soutien visuel, alors tout le référent visuel converge vers le iPad. Tout est jumelé au multimédia», indique la responsable des technologies à la Riveraine.

Cela leur donne donc la chance de manipuler des concepts plus abstraits et cela permet aux enseignants d’aller beaucoup plus loin avec eux. «On n’a pas mesuré de données quantitatives jusqu’à maintenant, mais les professeurs sont unanimes: ils ne reviendraient pas en arrière!»

De plus, grâce aux tablettes, les orthophonistes peuvent cibler plus rapidement et plus facilement quelles sont les difficultés des enfants. À titre d’exemple, étant donné qu’auparavant, avec du papier et un crayon, c’était toujours en noir et blanc, il était difficile de constater qu’un enfant avait une lacune avec ses couleurs.

À l’école secondaire La Découverte, on compte trois classes adaptées, de niveaux différents, où les élèves utilisent des tablettes.

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