Dix ans de projets au profit des organismes

CÉLÉBRATIONS. L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a souligné ce mercredi le dixième anniversaire de ses projets d’intervention dans la communauté (Picom), une initiative originale qui permet de mettre l’expertise universitaire au service de la collectivité.

Effectué à l’intérieur d’un cours, le Picom est une activité pédagogique grâce à laquelle une équipe d’étudiants – pouvant provenir de diverses disciplines – réalise un projet pour un organisme du milieu, sous l’encadrement d’un professeur ou chargé de cours de l’UQTR.

«Chaque bon coup que fait l’UQTR nous rend fiers. L’initiative a vu le jour il y a déjà dix ans où il y avait 13 projets et 60 étudiants. Avec les années, elle a pris de plus en plus de place, de sorte qu’on parle maintenant de 60 étudiants et 240 étudiants. En tout, on compte 2500 étudiants, 300 milieux partenaires et 425 projets», confie Robert W. Mantha, vice-recteur à la recherche et au développement et vice-recteur intérimaire aux études et à la formation de l’UQTR.

«Les projets Picom sont devenus des incontournables dans le paysage institutionnel, mais également régional», ajoute-t-il.

Depuis la création des Picom en 2006, les étudiants de l’UQTR ont travaillé plus de 100 000 heures, avec la participation d’une centaine de professeurs et chargés de cours. Les projets ont été menés principalement en Mauricie et au Centre-du-Québec, et parfois ailleurs en province. Certains Picom ont aussi permis la concrétisation de projets humanitaires à l’extérieur du pays.

«Permettez-nous de remettre toute notre reconnaissance envers Rémi Tremblay, instigateur de Picom», lance pour sa part Danielle St-Amand, directrice du Service du développement institutionnel (SDI) à l’UQTR.

«C’est une excellente initiative pour le milieu communautaire, qui lui a davantage accès aux ressources de l’Université pour résoudre les problématiques auxquelles ils interviennent et de son côté, l’Université a accès aux capacités d’adaptions sociales développées par le milieu communautaire.»

Des projets diversifiés

Au fil des ans, des centaines de Picom ont été réalisés dans des domaines variés: développement d’un produit touristique, guide adapté pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, étude de coûts de revient et création d’outils promotionnels.

«Nous sommes fiers de célébrer les dix ans de cette formule pédagogique novatrice, qui profite à la fois aux organismes partenaires, aux étudiants ainsi qu’aux professeurs et chargés de cours. Le succès remporté par les Picom demeure un excellent exemple des retombées positives qu’engendre la présence de l’UQTR dans son milieu», souligne Daniel McMahon, recteur de l’UQTR.

Ajoutez à ça des plans de conservation d’habitats fauniques, études de marché, organisation d’événements, planification stratégique, exposition en ligne pour sensibiliser les jeunes à l’histoire de leur région, ateliers de santé, activités éducatives, plans de paysage, projets artistiques, applications mobiles, plans de communication, formation de bénévoles et plus encore.

Les organisations ayant pris part à ces Picom ont pu bénéficier de l’expertise et de l’aide d’étudiants et enseignants de l’UQTR. À l’issue des projets, la vaste majorité des organismes partenaires se sont dits très satisfaits de leur expérience. Ils ont apprécié tout particulièrement les nouvelles idées, l’énergie et le professionnalisme des étudiants, ainsi que les échanges avec ces derniers.

Pour de plus amples renseignements au sujet des projets d’intervention dans la communauté de l’Université du Québec à Trois-Rivières, il suffit de consulter le www.uqtr.ca/picom. Rappelons que la formule des Picom a été lancée à l’UQTR avec l’appui financier de la Fondation de la famille J. W. McConnell.