David Marenger, sur les ailes du Papillon bleu

CULTURE. L’exposition cachée de L’envol du papillon bleu sera la vedette du Centre d’interprétation de Baie-du-Febvre.

C’est l’homme qui a inspiré le film Le papillon bleu, David Marenger, qui met sur pied cette exposition.

Ce sont plus de 800 espèces de papillons provenant de l’Australie, d’Asie et d’Amérique du Sud qui sont présentées dans cette collection cachée. Petits et grands sont invités à découvrir cette exposition.

«Souvent, les grands repartent de cette exposition avec leurs yeux d’enfants. Il y a des papillons de tous les endroits et de toutes les couleurs», souligne David Marenger.

Ce n’est qu’une partie de l’entièreté de la collection qui sera présentée au Centre d’interprétation de Baie-du-Febvre du 1er avril au 13 mai. Quant à elle, l’exposition complète sera présentée du 25 juin au 3 septembre inclusivement.

À la rencontre des jeunes

Muni de ses cadres, David Marenger se promène dans les différentes écoles du Québec afin de présenter sa collection et ouvrir les jeunes à la beauté de la nature.

«Je continue mes visites dans les écoles primaires et secondaires. L’exposition sera complète à la fin du mois de juin quand les classes seront terminées. L’envol du papillon bleu, c’est l’insectarium qui se promène jusqu’à vous. C’est la seule exposition de ce genre», indique David Marenger.

«Je leur explique que la vie, c’est comme l’évolution du papillon. Nous commençons comme une chenille. Puis, nous passons par la chrysalide pour devenir un papillon. Nous sommes des enfants qui passent par leur crise d’adolescence et nous devenons de belles grandes personnes», note-t-il.

Il ajoute aussi que 70 élèves qui s’écrient «Wow!» en même temps lorsqu’ils voient une espèce de papillons est une grande source de motivation pour lui.

Une grande histoire d’amour avec la nature

Depuis l’âge de 5 ans, David Marenger collectionne les papillons. Sa fascination pour la couleur bleue et pour tous les animaux en général ne l’a pas quitté même 25 ans plus tard.

Avec le temps, sa collection n’a cessé de prendre de l’ampleur. De nouvelles espèces de de papillons se sont ajoutées. Maintenant, il s’occupe notamment d’élever différentes races de cet insecte.

«Il ne s’agit plus seulement de capturer des papillons et de les épingler. Il s’agit aussi de les capturer, de protéger les œufs et les chenilles. Cela prend beaucoup de patience. J’essaie le plus possible de capturer des femelles déjà fécondées. Je leur crée un habitat naturel avec leur plante nourricière. Elles pondent leurs œufs qui deviennent des chenilles. Par la suite, il s’agit de veiller à la bonne évolution de la chenille en papillon.»

David Marenger souhaite aussi sensibiliser les gens sur la survie du papillon: «Le monarque, l’une des espèces les plus connues au Québec, est grandement menacée par les insecticides et les changements climatiques. Il faut agir.»

L’impact du film

Lancé sur grand écran en 2004 et acclamé par la critique, le film de la réalisatrice Léa Pool a certainement eu un impact important dans la vie de David Marenger et de sa famille. Le film Le papillon bleu, bien qu’inspiré de la réalisation du rêve de David d’attraper un Morpho bleu, ne reflétait pas exactement la véritable histoire.

«Ça a été une belle visibilité pour nous. En 2010, nous voulions raconter la vraie histoire de notre périple au Mexique. Le tout a donné naissance à la biographie de David, Sur les ailes du papillon bleu, une passion plus forte que la maladie», ajoute la mère de David Marenger, Yolande Bélanger.