Bouvet-Morrissette espère revenir dans l’élite mondiale

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Par Sebastien Lacroix
Bouvet-Morrissette espère revenir dans l’élite mondiale
Guillaume Bouvet-Morrissette s'est rendu au Nouveau-Brunswick il y a quelques semaines pour s'entraîner sur des modules de bois

CRASHED ICE. Guillaume Bouvet-Morrissette a pris les bouchées doubles pour tenter de revenir dans le top-32 mondial sur le circuit du Red Bull Crashed Ice.

Le patineur de descente extrême avait percé ce groupe sélect, l’hiver dernier, lorsqu’il avait atteint les quarts de finale de la compétition de Saint-Paul, au Minnesota, ce qui lui avait permis de se faire payer une partie de ses frais pour celle de Moscou.

Il avait toutefois été écarté du groupe par la suite en raison de son absence de la compétition de Québec, où il avait dû déclarer forfait en raison d’une appendicite…

Comme le classement tient compte des points enregistrés lors des huit dernières compétitions, une récolte d’aucun point lui a fait mal… si bien qu’il est remonté au 35e échelon mondial.

À sa cinquième saison, il a la ferme intention de remonter au classement et son objectif est maintenant de faire les frais d’un quart ou d’une demi-finale de façon à redescendre entre la 20e et la 30e position au classement mondial.

Un entraînement particulier

Il s’entraîne de trois à quatre fois par semaine en jouant au hockey, ce qui lui permet de tenir la forme et de travailler son coup de patin. Il suit également un programme de musculation de joueur de hockey à l’Institut du Guerrier à Drummondville.

Il suit les conseils de François Pellerin, le préparateur physique des Voltigeurs. Durant l’été, il a même côtoyé quelques hockeyeurs tels que Sean Couturier (Flyers de Philadelphie), Mathieu Perreault (Jets de Winnipeg), Frédéric St-Denis (Blue Jacket de Columbus) et André Bouvet-Morissette (IceMen de Evansville).

De façon à reproduire la sensation en piste, il s’est rendu au Nouveau-Brunswick, il y a quelques semaines, pour s’entraîner sur une piste fabriquée à l’aide de modules de bois. «En Europe, ils peuvent monter des pistes permanentes dans les monts de ski, mais il n’y en a pas vraiment en Amérique du Nord, rappelle-t-il. Toute la chance d’avoir le feeling de descendre, il faut les prendre pour essayer de s’aider».

Pour s’entraîner dans les sauts, il se déplace à Montréal et Victoriaville pour aller dans un skatepark intérieur. Il s’entraîne également sur des pistes de BMX en terres battues, et dans des pistes de snowcross dans les différents centres de ski du Québec.

«Je suis beaucoup plus complet que quand j’ai commencé, estime le Bécancourois. Année après année, le calibre augmente de plus en plus et je continue quand même d’améliorer mon classement».

«J’ai travaillé beaucoup sur mes départs, indique-t-il. Ma force c’est surtout le patin, parce que j’ai une bonne base de joueur de hockey. Des sauts, je n’avais jamais vraiment fait ça. Je commence à être bon pour me positionner dans les airs».

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