Andréanne Langlois peut dire «Mission accomplie»

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Par Jonathan Cossette
Andréanne Langlois peut dire «Mission accomplie»

Andréanne Langlois sort donc grandie de ses premiers pas aux Jeux olympiques

CANOË-KAYAK. Andréanne Langlois visait les Jeux olympiques de 2020. Fort de ses performances en début de saison, elle s’est classée pour les Jeux de Rio où elle a déniché une place en Finale B en simple, et la grande finale du Kayak à 4.

La jeune athlète est de retour en Mauricie afin de poursuivre ses études. Elle était ravie de raconter son aventure à Rio.

«En simple, ça s’est quand même bien passé. J’avais un bon »heat » pour accéder à la demi-finale. J’ai tout donné par la suite», raconte celle qui menait la course après le premier tiers.

En demi-finale, elle a finalement dû se contenter du 5e rang de sa vague avec un temps de 41,350. Elle n’était qu’à une seule seconde d’atteindre la finale en K1-200 m.

«Je n’ai pas obtenu le résultat escompté, ce qui m’a conduit en Finale B. Ça se passait tellement bien dans les premiers 150 mètres. J’ai manqué de jus à la fin. C’est ce que nous devrons amener comme ajustement à mes programmes d’entraînement», ajoute celle qui est membre du Club de canoë-kayak de vitesse de Trois-Rivières (CKTR).

Elle a terminé au 6e rang de la Finale B.

K4 – 500 mètres

Quelques heures plus tard, Langlois était de retour à ses rames alors qu’elle participait à la compétition de Kayak à 4, avec Kathleen Fraser, Geneviève Orton et Émilie Fournel.

«C’est un bateau qui, peut-on dire, a été fait sur le quai. Dans le sens où nous avions ramé que deux ou trois fois ensemble. Nous avons créé une agréable surprise par la suite. On peut dire que c’était un match parfait!»

Effectivement, les Canadiennes ont livré une superbe performance en prenant le 2e rang de la demi-finale avec un temps de 1 min 36 sec 254, se classant du même coup pour la grande finale.

«On n’en revenait pas! C’est une deuxième place qui venait mettre un léger baume sur nos performances individuelles. Par contre, en finale, nous avons manqué d’expérience. Nous n’avons pas de regret, car on se mesurait au meilleur au monde. On peut dire qu’on en a surpris plus d’un et que nous avons détrôné des bateaux renommés.»

Andréanne Langlois sort donc grandie de ses premiers pas aux Jeux olympiques, elle qui visait plus tôt les Jeux de Tokyo en 2020.

«C’était toute une expérience. C’était impressionnant de voir la couverture médiatique, pour notre sport qui n’est pas si couvert habituellement. On est content de cette visibilité et on espère avoir inspiré d’autres jeunes kayakistes», conclut-elle.

L’athlète native de Québec poursuivra ses études au Baccalauréat en Relations industrielles à l’Université Laval, tout en amorçant un Baccalauréat en soins infirmiers à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Fierté familiale

Du côté du Québec, les parents de la jeune kayakiste ont surveillé les prestations de leur fille d’un œil très attentif.

«Nous sommes tellement fiers d’elle! Elle y est parvenue avec tant de persévérance et de ténacité. Elle a toujours travaillé fort et elle nous a surpris en se retrouvant aux Jeux olympiques avant le temps prévu», confie sa mère, Line Fortin.

Et les parents étaient nerveux? «Nous avons vécu un bon stress, oui! On veut pousser à sa place (rires)», conclut-elle.

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