André Alie se qualifie pour le Championnat du monde

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Par Sebastien Lacroix

IRONMAN. Les efforts déployés par André Alie au cours des dernières années lui ont valu de se qualifier pour le World Triathlon Championship, sur l’île de Kona, à Hawaï.

Le Léonardais s’est taillé une place pour cette compétition d’envergure internationale qui se tiendra le 11 octobre prochain, lors du Ironman de Mont-Tremblant, en fin de semaine dernière.

Il a terminé au 45e rang, sur 2600 participants, grâce à des temps de 57m48sec au 3,8km de nage, 5h06 au 180km de vélo et 3h40 au marathon de 42,2km!

Il s’est classé au neuvième rang de son groupe d’âge (40-44 ans), tout juste assez pour décrocher l’un des neuf postes disponibles.

Même qu’André Alie aurait pu faire encore mieux s’il n’avait pas été victime d’une crevaison qui lui a fait perdre cinq à six longues minutes.

«J’étais environ 16e au total quand c’est arrivé, indique-t-il. Je ne sais pas ce qui s’est produit, mais j’étais très en colère. Ç’aurait pu être fatal pour ma qualification.»

Plusieurs tentatives

Pour André Alie, qui participe à des Ironmans depuis 2008, il s’agit en quelque sorte d’un rêve qui se réalise.

Il en était à sa sixième participation à la compétition de Mont-Tremblant et il croyait en ses chances de se qualifier pour Hawaï au cours des trois dernières années.

«Ce n’était pas un échec, mais je n’avais pas encore réussi. Ça m’a permis de voir ce sur quoi je devais travailler pour m’améliorer», commente-t-il.

Il a d’ailleurs remercié son entraîneur Pascal Dufresne qui a su lui monter un entraînement sur mesure. «Ma force est au vélo, en raison de la puissance de mes jambes qui est due à mon passé de joueur de hockey», explique-t-il.

«Là où j’avais de la difficulté, c’était sur le marathon, parce que j’avais toujours une blessure au tendon d’Achille qui revenait lors de mes grosses semaines de course à pied, raconte-t-il. Au lieu de s’entraîner en intensité, on a décidé de faire de plus longues distances, mais de façon moins intense.»

Vivre l’expérience

Le triathlète ne se fixe pas d’objectifs précis en vue de sa première participation au Championnat du monde.

«Comme je n’y suis jamais allé, je n’ai pas de balises. Ce sera différent, parce que les meilleurs au monde seront sur place et c’est un climat qui est très chaud», souligne André Alie.

«Je suis quelqu’un de compétitif, alors c’est sûr que je n’y vais pas seulement pour participer, laisse-t-il entendre. Je vais vivre l’expérience à fond et tenter d’en profiter au maximum.»

En plus de l’entraînement, il poursuit la recherche de commanditaires. Il invite les gens intéressés à l’aider à le contacter par le biais de sa page Facebook.

Un mode de vie

Pour André Alie, l’entraînement est littéralement un mode de vie. Depuis novembre dernier, il estime y avoir mis entre 15 à 30 heures d’entraînement par semaine.

Il continuera de s’entraîner intensivement jusqu’en octobre, avant de prendre un peu de vacances. Il reprendra ensuite le collier en vue de se qualifier à nouveau pour le Championnat du monde de 2015.

«Ce n’est pas un sacrifice pour moi. J’ai du plaisir à m’entraîner. C’est une passion et ça me permet en même temps d’avoir une excellente condition physique», raconte celui qui est enseignant à l’école secondaire La Découverte.

«Lorsque je n’aurai plus de plaisir à faire ça, je vais faire comme au hockey et passer à autre chose», ajoute celui qui a pris sa retraite dans l’uniforme du BigFoot, en 2013, après une carrière bien remplie dans le junior et le semi-professionnel.

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