Acheter le Mont-Bénilde: un projet mûrement réfléchi

Par Joanie Mailhot
Acheter le Mont-Bénilde: un projet mûrement réfléchi

PROJET. Victime de son succès, et ce, cinq ans après son agrandissement, le Centre de la biodiversité doit réfléchir aux différentes avenues possibles afin d’agrandir à nouveau pour accueillir sa clientèle de plus en plus grandissante. C’est donc en novembre 2013 que le conseil d’administration s’est mis à penser à la possibilité d’acquérir le Mont-Bénilde.

«L’idée a vraiment été motivée par l’augmentation de notre clientèle; nous avons eu plus de 25 000 visiteurs cette année, alors que notre capacité maximale se situe autour de 30 000. Il fallait encore penser à plus grand, mais nous n’avons pratiquement plus d’espace pour agrandir sur nos propres terrains. C’est là qu’on a pensé acheter la bâtisse du Mont-Bénilde», soutient Carole Bellerose, directrice générale du Centre de la biodiversité.

Elle ajoute que beaucoup de partenaires ont appuyé le projet depuis le mois de mai et que d’autres appuis devraient s’ajouter prochainement. De plus, une étude d’opportunité a été déposée en août.

La directrice générale estime que c’est «un gros plus» de garder cela dans la communauté. «Ça fait partie de notre patrimoine, à Bécancour, et je pense que notre projet en est un d’avenir pour notre communauté.»

«C’est une grosse affaire, alors on y va étape par étape, convient-elle. On veut s’assurer d’avoir le financement total en subventions, parce qu’on ne veut pas de dettes. D’ailleurs, notre offre d’achat sera faite en conséquence. Mais ce qui est motivant c’est que c’est un projet rassembleur. Il faut seulement bien gérer le tout.»

Plein d’idées

Mme Bellerose considère que ce projet permettra au Centre de consolider ses actifs et augmenter le nombre d’emplois, étant donné que son équipe a plusieurs idées en tête. «Ce ne sont pas les idées qui manquent! Avec tous les projets qu’on a, les 25 prochaines années du Mont-Bénilde et du Centre sont assurées!» lance la directrice.

En effet, pour elle, toutes les possibilités sont envisageables envers ces espaces de cinq millions de pieds carrés. Elle aimerait réaliser quelque chose de similaire à l’«espace pour la vie» de Montréal, qui regroupe le biodôme, l’insectarium, le jardin botanique et le planétarium. «Plusieurs éléments regroupés, liés ensemble, mais dans différents pavillons. On est proche du fleuve aussi; il faudra penser à exploiter ce sujet-là», précise celle qui souhaite conserver le nom «Mont-Bénilde».

Boisé et bâtiment

Le Centre de la biodiversité a un droit d’usage sur la moitié de la forêt située entre ses espaces et la cour arrière du Mont-Bénilde. En étant propriétaire des autres terrains, la directrice générale voit de multiples possibilités, dont l’option d’offrir des formations ou des ateliers d’agriculture.

Pour ce qui est de la bâtisse en soi, certains espaces seraient en location à des organismes, des entreprises d’économie sociale ou autres, comme c’est le cas à l’heure actuelle; ce qui représente aussi une source de revenus supplémentaire. Carole Bellerose entend également utiliser ce qui est déjà en place au Mont-Bénilde, dont le volet hébergement. «Si on veut accueillir des camps de jour, on aura les installations parfaites, puisqu’à l’époque de l’école secondaire Mont-Bénilde, des pensionnaires étaient hébergés, dont les équipements sont encore là. Et comme il y a un traiteur déjà installé dans le bâtiment, ce serait pratique pour les jeunes qui viendraient passer quelques jours chez nous», suggère Carole Bellerose, assurant que tout le projet sera travaillé de concert avec la Ville de Béancour, qui pourra certainement, croit-elle, développer plusieurs éléments de loisirs.

Suivez Joanie Mailhot sur Twitter: @Jo_Mailhot

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