Abolition des CRÉ: «Inacceptable!»

Par Caroline Lepage
Abolition des CRÉ: «Inacceptable!»
Posent ici des membres de la CRÉ Centre-du-Québec

CENTRE-DU-QUÉBEC. Inquiet de l’avenir qui sera réservé à la Conférence régionale des élus (CRÉ) Centre-du-Québec, son président, Lionel Fréchette, trouve inacceptable qu’on puisse songer à supprimer cette instance de concertation.

Après l’annonce de l’abolition des centres de santé et de services sociaux (CSSS), la rumeur s’est propagée voulant que "les CRÉ et les CLD allaient aussi passer dans le tordeur", illustre M. Fréchette. L’information circule à l’effet qu’une annonce officielle sera rendue publique ce mercredi.

En attendant, ce dernier comprend mal pourquoi le gouvernement qui a créé les CRÉ, il y a une douzaine d’années, songe désormais à les abolir. "C’est comme si on mettait un bébé au monde et, rendu à l’adolescence, on décide qu’on n’en a plus besoin", donne-t-il en exemple.

En outre, la CRÉ Centre-du-Québec vient de compléter son plan d’action quinquennal, qui a nécessité trois consultations d’envergure. Le président doute maintenant que les belles initiatives présentées au ministre centricois ne voient pas le jour.

C’est sans parler de la vingtaine d’emplois que gère la CRÉ Centre-du-Québec, incluant les responsables des ententes spécifiques.

M. Fréchette cite en exemple le service de géomatique, qui est un outil essentiel pour les MRC.

Questionné sur le sort de la succursale de la Caisse Desjardins de Drummondville située sur la rue Marcel, que la CRÉ Centre-du-Québec vient acquérir pour y aménager ses locaux, le président juge qu’il est encore trop tôt pour répondre.

M. Fréchette aurait espéré que le gouvernement coupe dans sa structure ministérielle avant de s’en prendre aux instances vouées au développement des régions.

Mandat refilé aux municipalités et aux MRC?

Le Réseau des conférences régionales des élus (RCRÉQ) en appelle aux municipalités et MRC membres de la Fédération québécoise des municipalités et de l’Union des municipalités du Québec sur le danger que comporte la proposition d’un pacte fiscal transitoire dans la forme qui leur a été présentée, vendredi.

Selon le document dont le RCRÉQ a obtenu une copie, un certain nombre de fonds seraient fortement amputés et les sommes résiduelles mises en commun dans un nouveau fonds de développement des territoires.

"Les municipalités et les MRC ne doivent pas être dupes de la proposition que lui fait le gouvernement. Il y aura énormément moins d’argent et toutes les responsabilités du développement régional vont dorénavant leur incomber", rappellent les responsables.

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