À vendre : le camp Notre-Dame-de-la-Joie

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Par Sebastien Lacroix

Après la suspension du camp d’été annoncée en décembre dernier, le conseil d’administration a décidé de mettre en vente le camp Notre-Dame-de-la-Joie (CNDJ) qui était en opération depuis une soixantaine d’années, à Nicolet.

Cette décision, dit-on, était devenue inévitable en raison de l’évolution du marché des colonies de vacances et des camps de jour, et des pertes financières accumulées au cours des dernières années.

Une succession d’événements, dont l’échec du projet de camp d’initiation au métier de policier en collaboration avec l’École nationale de police du Québec (ENPQ), est aussi responsable de cette situation.

Rappelons que le CNDJ avait investi près de 200 000 $ dans des études pour la réalisation de cet ambitieux projet à caractère récréotouristique.

Ainsi, après mûre réflexion, les membres du conseil d’administration du CNDJ ont décidé d’offrir la chance à un acquéreur de relancer ou de réorienter les activités du site.

«Nous conservons l’espoir qu’un organisme intéressé par la mission éducative et communautaire du camp puisse prendre sa relève avec les ressources nécessaires à sa revitalisation», indique Claude Larose, économe diocésain et membre du conseil d’administration.

Ouvert à tous les projets

Après avoir annoncé la mise en vente du CNDJ, la semaine dernière, une «porte ouverte» s’est tenue les 22 et 23 mai afin de permettre aux personnes intéressées de visiter les lieux.

Le conseil d’administration est maintenant en attente des éventuelles offres d’achat, qui doivent être présentées à l’attention du vice-président, André Martin. Dans un communiqué émis la semaine dernière, il est indiqué que toutes les offres reçues en date du 15 juin seront examinées. «La qualité de chacune d’entre elles sera évaluée, tant pour le prix offert que pour la vocation du future site.»

L’organisation ne s’engage toutefois pas à accepter l’offre la plus haute, ni aucune en particulier. Si aucune n’est satisfaisante, des mesures seront prises pour élargir le marché.

«Nous sommes ouverts à tous les projets, autant pour quelqu’un qui voudrait relancer le camp que pour un promoteur qui voudrait y établir autre chose. Normalement, le meilleur prix sera le mieux», a commenté Claude Larose.

Décision crève-cœur

C’est bien sûr à regret que le CNDJ s’est résigné à mette en vente ses installations.

«En 63 ans d’existence, des dizaines de milliers de jeunes ont fréquenté le camp; des milliers de personnes handicapées y ont vécu des séjours heureux en offrant un répit à leur famille; les écoles primaires et secondaires de la région ont pu y vivre des classes vertes; des dizaines de milliers de personnes ont bénéficié de l’emplacement pour des réceptions. Le CNDJ a travaillé intensivement pour continuer de servir la population tout en respectant ses valeurs. C’est pourquoi nous réaffirmons notre fierté d’avoir servi la communauté pendant 63 ans», a affirmé le vice-président de la corporation, André Martin.

 

À court terme, l’organisation continuera tout de même d’entretenir les lieux et d’ouvrir ses portes pour des contrats de location courants.

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