A-55: le ministre souhaite un doublement par phases

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Par Sebastien Lacroix
A-55: le ministre souhaite un doublement par phases
Le ministre des Transports

POLITIQUE. Le ministre des Transports Laurent Lessard tentera d’obtenir une dérogation pour voir s’il est possible de morceler le projet de doublement de l’autoroute 55 en plusieurs phases afin de l’inclure au Plan québécois des infrastructures dès l’an prochain.

«Les nouvelles règles m’imposent de le traiter globalement, même si on ne le réalise pas en une seule phase, explique-t-il. Je vais voir comment on pourrait le rentrer et voir s’il y a possibilité de le faire par tronçons.»

C’est que le MTQ considère l’autoroute en trois sections soit de Saint-Grégoire à Saint-Célestin, puis jusqu’à Saint-Léonard-d’Aston et, enfin, à l’autoroute 20. Il y a plus de trafic sur le tronçon plus près du pont Laviolette, mais ça diminue quelque peu plus on avance vers l’autoroute 20. L’étude ne tient toutefois pas compte de la déviation du trafic sur les anciennes routes 155 et 161.

«Près de l’A-20, on a à peu près 8000 véhicules par jour, ça ne conditionne pas vraiment à faire une autoroute à voie double, puis on en a 16 000, à Saint-Grégoire, et environ 10 000, à Saint-Léonard. On va tout de suite que ce sont les intrants de la 161 et de la 155 qui augmentent le volume à partir de là, admet le ministre responsable du Centre-du-Québec. Les gens passent par les terres en arrivant de Drummondville ou de Victo, mais peut-être qu’ils la prendraient si elle était doublée.»

«Est-ce qu’on est capable de régler au moins les tronçons qui risquent d’être plus accidentogènes du fait qu’il y a une augmentation de volume important, continue-t-il. Parce qu’à 16 800 (véhicules par jour), on frôle la limite de capacité. Je vais voir avec le Trésor si je suis capable de faire une séquence à partir de Saint-Grégoire.»

Le ministre indique que le projet dans sa globalité est évalué à 300 millions $ et prendrait environ trois à quatre ans à se réaliser. Un peu comme lors de la construction du prolongement jusqu’à l’autoroute 20.

«C’est un tronçon d’environ 26 kilomètres. Il y a des emprises et on est sur le plat. On n’est pas dans des pentes. On a déjà un tracé», souligne le ministre des Transports qui croit qu’en construisant des voies séparées on diminue les risques d’accidents mortels.

«Il reste deux tronçons Nord-Sud qui ne sont pas complétés. La 35, sur 13 kilomètres, en Montérégie, et ici, la 55, indique-t-il. Les autres sont terminés. La 73 a été inaugurée cet été. La 175 a été faite. La 85 dans le Bas Saint-Laurent est en train de se réaliser. Alors, il y a peut-être une opportunité parce que le plan québécois des infrastructures va se libérer»

Il admet lui aussi que le volet économique soulevé par les chambres de commerce aussi important. «Il y a de la pression sur la ville de Trois-Rivières et l’agrandissement du périmètre de la communauté métropolitaine», ajoute le ministre.

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