3R Synergie garde le cap sur 2016

Photo de Sebastien Lacroix
Par Sebastien Lacroix
3R Synergie garde le cap sur 2016
Maurice Richard

ÉCONOMIE. Le projet d’implantation d’une usine de gazéification des déchets à Bécancour suit son cours et l’entrée en fonction est toujours prévue pour le début de 2016.

Même que le projet commence à faire écarquiller des yeux jusqu’en Chine, comme en témoigne la visite d’une délégation intéressée par la même technologie, mercredi.

Des représentants de Hunan Golden Oasis sont venus visiter les installations du parc industriel et portuaire de Bécancour. C’est qu’ils souhaitent à implanter une usine Thermoselect à Changsha, et ils sont venus voir les installations dont disposerait celle de Bécancour qui serait pratiquement identique.

«Ce sont des projets qui sont comme «frère et sœur», illustre le président-directeur général de 3R Synergie, Charles Moreau. La différence, c’est que là-bas, le prix de l’énergie est trois fois plus élevé qu’ici, mais il en coûterait sept à huit fois moins cher pour disposer des déchets.»

Pour 3R Synergie, qui tente d’implanter des usines du genre un peu partout au Canada, il s’agit d’une première percée à l’internationale. «C’est très bon signe que des gens débarquent de l’autre bout de la planète pour voir ce qui se fait ici. Ça confirme que l’on est sur la bonne voie», souligne le PDG.

La Chine s’intéresse particulièrement à la technologie qui vise à éliminer le recours à l’enfouissement, en raison de graves problèmes environnementaux.

Des réponses dans quelques mois

Les conclusions de l’étude de faisabilité de l’usine de gazéification à Bécancour sont attendues au cours des prochains mois. 3R Synergie croit être en mesure de débuter la construction de l’usine en 2015 pour qu’elle entre en servie au début de 2016.

Cet hiver, le projet a été bonifié d’un volet de culture biologique qui utiliserait l’eau chaude du procédé pour chauffer des serres. À cela s’ajoute l’installation d’un centre de recherche scientifique sur la gazéification des déchets.

Au total, le projet créerait 150 emplois permanents, soit 25 chercheurs et 125 travailleurs pour faire fonctionner l’usine et les serres.

Le projet est passé de 230 millions $ à 264 millions $. Actuellement, 70% du financement a été trouvé auprès d’un investisseur chinois.

Celui-ci n’est pas impliqué dans le projet de Changsha, mais souhaite investir dans tous les autres projets de 3R Synergie au Canada. L’usine de Bécancour demeure le premier projet de l’entreprise.

Assez de déchets

3R Synergie est actuellement à la recherche du volume de déchets nécessaire au bon fonctionnement de l’usine, mais le PDG ne s’inquiète guerre de la disponibilité de la matière première.

«On pourrait penser qu’il en manquera au municipal, mais il y a 6,2 millions de tonnes de matières résiduelles produites annuellement au Québec. À cela s’ajoute le volume de déchets industriel qui est d’environ 3 millions de tonnes. C’est surtout ce que nous recherchons et nous serons aussi ouverts pour éliminer les déchets des villes», précise Charles Moreau.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
1 Commentaire
plus ancien
plus récent plus voté
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
trackback
VIsite d'une délégation de visiteurs à Bécancour, le 2 Juillet 2014 - COGI-PME
8 mois

[…] 1-      Le Courrier du Sud : 3R Synergie garde le cap sur 2016http://www.lecourriersud.com/Actualites/Economie/2014-07-03/article-3785474/3R-Synergie-garde-le-cap… […]