L’année du changement pour Mathieu Fortin

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Par Marie-Ève Veillette
L’année du changement pour Mathieu Fortin
@BV:Mathieu Fortin. (Photo : (Photo Marie-Eve Veillette))

LITTÉRATURE. L’année 2019 marque «l’an Un» d’une nouvelle vie pour l’auteur nicolétain Mathieu Fortin. C’est l’année qu’il a choisie pour se lancer dans le vide: «J’ai décidé de me dédier entièrement à l’écriture», dit-il.

À la veille des vacances de Noël, il a quitté l’emploi de responsable de l’animation qu’il occupait depuis neuf ans au Musée des religions du monde de Nicolet  pour s’offrir un cadeau: du temps. Du temps pour écrire et pour vivre à fond sa passion.

«J’étais rendu là», laisse tomber le principal intéressé, qui a vu les contrats et les engagements se multiplier ces derniers temps. «Travailler 40 heures par semaine de jour et écrire de soir, de nuit et de fin de semaine, c’est fatiguant. Il fallait que je prenne cette décision.»

À l’aube de la quarantaine, Mathieu Fortin estime être rendu là où il le souhaitait il y a dix ans. «Mon objectif, dans la vie, c’était d’écrire des livres. Quand j’ai commencé à publier, en 2008, je m’étais donné un horizon  de dix ans pour en arriver à structurer ma démarche de la bonne façon.»

Aujourd’hui, ce père de deux jeunes enfants publie de façon régulière et participe à plusieurs projets littéraires, en plus de réaliser de nombreuses rencontres d’auteur par année. 2018 a d’ailleurs été particulièrement riche en contrats de toutes sortes. Il ne cache pas que cela a pesé gros dans sa décision de vivre de sa plume, d’autant plus que 2019 s’annonce tout aussi occupée.

1001 projets

Par exemple, d’ici la fin de janvier, il terminera un imposant projet pour le compte de la MRC de Nicolet-Yamaska: les «Chroniques du quêteur d’histoires». Il s’agit d’une série de 17 contes portant sur chacun des villages de la MRC et sur la communauté autochtone d’Odanak.

Ces contes devaient être livrés en deux versions: écrite (version longue) et audio (version courte). «C’est un beau défi de passer d’une version à l’autre!», sourit l’auteur, qui a livré les versions courtes avant Noël et qui met actuellement la touche finale aux versions longues. «Ça nécessite beaucoup d’ajustements. Le travail est double.»

Au courant de l’été prochain, on pourra l’entendre interpréter ses contes sur les ondes du VIA 90,5 FM. Un recueil paraîtra ensuite.

En parallèle, Mathieu Fortin poursuit la rédaction de ses romans. On se rappelle que l’an dernier, il avait notamment publié Nozophobia  et Prisonniers du gym (des romans pour  adolescents). Ce printemps,  ce sera au tour du livre Un problème de taille à se retrouver sur les tablettes des librairies, suivi d’une aventure spécialement écrite pour la collection Frissons d’Héritage Jeunesse.

Une seule crainte

Si tout semble rouler comme sur des roulettes, il reste encore un tout petit questionnement dans la tête de Mathieu Fortin: «Est-ce que je serai vraiment plus productif en ayant plus de temps pour écrire?», se demande celui qui est habitué à produire sous pression.

Seul le temps lui apportera la réponse, philosophe-t-il.

 

La «bucket list» de Mathieu Fortin

(… ou ses rêves les plus fous…)

– Être traduit («Pourquoi pas dans une langue que je ne peux pas lire, comme le Coréen!»)

–  Être invité à un salon du livre hors pays

– Figurer sur la liste des «best sellers» du New York Times

– Voir un de ses livres être adapté pour un film ou une télésérie

– Écrire du documentaire pour les enfants («et réussir à le faire publier!»)

– Publier un album pour les tout-petits

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