La petite histoire du hockey centricois

La petite histoire du hockey centricois

Stéphane Lévesque vient de lancer son livre «Le hockey au Centre-du-Québec».

Crédit photo : courtoisie

LIVRE. C’est le fruit de plus de 150 entrevues réalisées avec des passionnés des quatre coins de la région que nous présente Stéphane Lévesque dans son livre «Le hockey au Centre-du-Québec», un ouvrage qui va au-delà du sport!

À travers des anecdotes, des histoires marquantes, quelques statistiques, des listes et des photos, l’auteur et le concepteur a voulu dresser le portrait du hockey comme un phénomène populaire dans la région.

Le processus a commencé en 2015. «Je me suis levé avec une phrase qui disait merci à mon père pour m’avoir montré que le hockey, c’est beau, c’est grand. C’est plein d’hommes qui, en silence, se disent “je t’aime”, raconte-t-il. Mon père ne m’a pas dit souvent qu’il m’aimait, mais il me l’a dit plein de fois. Quand il m’a amené m’entraîner au hockey. Quand il m’a amené au Canadien voir jouer Guy Lafleur. Ce qu’il me disait c’est: “je t’aime Stéphane”.»

«C’est parti de moi, sauf que je n’ai pas voulu faire un livre sur moi et mon père, mais comment le hockey vient nous unifier, poursuit-il. C’est un facilitant social. Il y a une dimension culturelle que j’ai voulu explorer. Je voulais aussi que le livre soit régional. Parce que je suis persuadé que c’est un bâtisseur de notre identité de Centricois qui n’est pas la même qu’en Estrie et en Mauricie.»

Le livre explore aussi le hockey comme une affirmation de soi, des liens qu’ils créent, des souvenirs qu’on en garde et d’une véritable école de vie. «On se définit beaucoup par le hockey au Québec et au Centre-du-Québec, analyse-t-il. L’expérience hockey, qu’est-ce que ça amène? Le frisson, la passion, l’amour, le lien qu’on développe entre êtres humains; c’est extraordinaire.»

Des rencontres passionnantes

Il s’intéresse bien sûr à quelques grands joueurs de la région, mais également à des gens qui ont connu des carrières dans l’ombre, des bénévoles, des entraîneurs, des arbitres, des artistes, des photographes, des journalistes, des joueurs de ligue de garage, des <@Ri>old-timers<@$p>, au hockey mineur, au hockey féminin, au dekhockey et même au hockey en fauteuil roulant.

Un tour d’horizon complet avec des gens qui partagent une même passion: l’amour du hockey. Toujours dans l’optique de s’intéresser à ce que le hockey a apporté dans la vie de toutes ces personnes qu’il a rencontrées.

Pour la petite histoire, il y dresse une liste de tous les joueurs originaires de la région qui ont évolué dans la ligue nationale, des gagnants de la Coupe Stanley en plus de s’intéresser de plus près aux joueurs qui ont été intronisés au Temple de la renommée.

Stéphane Lévesque, un grand collectionneur de cartes, a d’ailleurs pu rencontrer quelques légendes du hockey, dont Gilbert Perreault, Yvan Cournoyer et Yvon Lambert qui sont originaires de la région et qui ont été très généreux avec lui. «Je me sentais comme un petit gars», admet-il.

L’une des rencontres marquantes pour l’auteur a toutefois été celle avec Paul Laplante, avec qui il aborde le thème de la peur. Après avoir été invité au camp des Sabres, il a été envoyé dans la ligue Eastern qui a inspiré le mythique film <@Ri>Slap Shot<@$p> dans laquelle il s’est battu contre les vrais frères Hanson (Carlson).

Il s’est aussi intéressé à Gaétane Désilets, l’ancienne mairesse de Bécancour, qui a été une pionnière dans le domaine du coaching. Elle s’était même fait offrir d’entraîner l’équipe canadienne de hockey féminin, avant Danielle Sauvageau!

Il s’est aussi intéressé à quelques personnalités de la Rive-Sud, dont Gérard Salvas, qui a été invité à un camp organisé par les Maple Leafs, avant d’être impliqué pendant de longues années dans le hockey mineur de Nicolet, ou encore Jonathan Lessard, un exemple de persévérance qui joué pour les Cataractes avant d’être invité au camp des Kings.

Quelques personnalités y trouvent aussi une place dans son livre, dont le pilote Marc-Antoine Camirand, dont la conjointe a fait une réplique de patinoire dans le sous-sol, ou encore Richard Lebeau, qui a donné son nom à l’aréna de Saint-Léonard-d’Aston.

Il fait aussi une place à quelques artistes de la Rive-Sud pour qui le hockey a une place de choix. Qu’on pense à l’écrivain Louis Caron, qui a créé les personnages de Lance et compte; Robert Roy, un artiste-peintre de Sainte-Perpétue qui a peint plusieurs scènes liées au hockey; Stéphane Bergeron, qui peint des masques de gardiens dans son atelier de Bécancour et dont le travail est vu par des millions d’amateurs de hockey; ou encore à Maïka Bélisle, de Bécancour, qui a interprété les hymnes nationaux au Centre Bell.

Des grands moments

Dans un chapitre qu’il intitule «La ligue du vieux poêle», il revient sur les belles époques dans différents villages, dont Pierreville, Baie-du-Febvre, Saint-Pierre-les-Becquets, Saint-Zéphirin et Sainte-Eulalie, quand le hockey faisait courir les foules.

Ou sur la ligue Nicolet-Yamaska, dans l’ancien aréna de Nicolet, où c’était en quelque sorte l’honneur des villages qui était en jeu. «Aujourd’hui, on s’énerve quand il y a 500 ou 600 personnes. Dans ce temps-là, il y avait tellement de monde qu’il fallait que la police tasse le monde pour que les joueurs puissent se frayer un chemin jusqu’à la patinoire», rapporte-t-il.

Il revient aussi sur la ligue des Associés, à Saint-Pierre-les-Becquets, qui a déjà eu jusqu’à 18 équipes à son apogée. Un circuit qui attirait des joueurs de très haut calibre et qui faisait courir les foules.

Stéphane Lévesque retrace également plusieurs grands moments du hockey dans la région, dont quelques-uns dans Nicolet-Bécancour. Comme la remontée spectaculaire des Riverains de Bécancour, revenus de l’arrière 0-3 pour remporter la finale du Junior AA en sept matchs.

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