La grande renaissance du tir à la corde

La grande renaissance du tir à la corde
«C’est la première fois aujourd’hui que je tire. Je veux être bon comme mon père» - Charles-Antoine Boudreault (Photo : Stéphane Lévesque)

TIR À LA CORDE. A-t-on assisté au Centre Richard-Lebeau, ce samedi, à la grande renaissance d’un sport que l’on croyait disparu quelque part à la fin des années 1980? Testostérone débordante, houblon coulant à flots, 21 équipes inscrites et des centaines de spectateurs ravis, on se serait cru à la belle époque où les hommes forts de Saint-Léonard-d’Aston et des environs traversaient le Fleuve pour se mesurer à leurs vis-à-vis du comté de Maskinongé. Une première centricoise pour le Championnat Bruteforce qui n’en est est pas à sa dernière selon ses dirigeants.

Les organisateurs du Championnat BruteForce.

«On complète notre deuxième année en tant qu’organisation. Aujourd’hui, c’est le 9e événement que l’on tient. Pour le moment, on est essentiellement en Mauricie, mais notre but avoué c’est de faire connaître le sport à travers le Québec. On souhaite que le bouche à oreille fasse son effet et qu’ils se forment d’abord des équipes sur la Rive-Sud. On peut les aider à se partir une équipe en donnant des conseils pour l’entraînement. On se déplace avec plaisir pour montrer les techniques», explique Pierre-Luc Samson dont le 60e anniversaire de son père, René Samson, aura été un déclencheur dans la naissance du Championnat Bruteforce.

«On a voulu lui faire un clin d’œil en organisant une mini-compétition avec ses amis. On a tellement eu de fun que l’on s’est dit: « On peut faire revivre ça comme dans le temps de nos parents »», révèle-t-il avec enthousiasme. Avec son cousin Ian Renière, l’idée de Pierre-Luc Samson va éclore lors des 100 ans de la municipalité de Charrette avec la tenue d’une première compétition.

Pourquoi Saint-Léonard-d’Aston?

Des discussions avec oncles et tantes actifs sur la scène du tir à la corde, vont permettre aux deux cousins d’apprendre que Saint-Léonard-d’Aston et les environs avaient déjà eu de nombreux tireurs de talent.

«L’équipe de Saint-Léonard-d’Aston s’est classée troisième. Une équipe avec un gros potentiel comme on n’en a pas vu depuis longtemps» – Pierre-Luc Samson

Un de ceux-là était Donald Boudreault. Avec son fils et son père, il n’allait évidemment pas manquer ce rendez-vous avec l’histoire qui s’est déroulée au Centre Richard-Lebeau. «J’en ai fait quand j’étais plus jeune. On est trois générations de Boudreault dans l’équipe de Mario Richard. Notre truc, c’est de se «backer» avec les Forest et les Martel», dit-il en riant.

Justement, actif sur la scène du tir à la corde dans les années 1980, Mario Richard était heureux de voir les bons résultats de ses Old timers de Saint-Léonard et la nombreuse foule qui s’est déplacée pour l’occasion. «Les organisateurs m’ont appelé. C’est moi qui ai posé les affiches dans les commerces de la région. De voir le succès d’aujourd’hui, ça me redonne le goût. Avec plus d’équipes de la région, ça va devenir encore plus gros. C’est une nouvelle ère qui s’amorce», prédit celui qui adore le tir au câble pour le paroxysme qu’il permet d’atteindre dans le déploiement de la force humaine.

À propos du tir au câble

La force est, sans se tromper, partie prenante du tir au câble. On y retrouve cependant beaucoup d’aspects techniques. «On a des équipes qui s’entraînent en utilisant des instruments de mesure de force pour définir leurs stratégies», dit d’emblée Pierre-Luc Samson en ajoutant que le positionnement des participants comptent pour beaucoup.

«On s’amuse et on s’entraine. C’est un beau défi d’équipe pour toutes les filles. Ce n’est pas juste les gars qui peuvent forcer. On a d’inscrit sur nous «Girl Power», ça dit tout!» – Jessica Michaud, 33 ans et mère de trois filles futures tireuses

Parlant stratégie, on retrouve un entraîneur aux abords de la piste qui donne des directives. «Un peu comme un barreur en bateau, il dicte les moments où il faut donner l’effort maximal et où il faut bloquer», ajoute-t-il.

Notons que les équipes d’hommes sont composées de six membres. Le poids total ne doit pas excéder 1 200 livres lors de la pesée officielle. Du côté des femmes, on compte sept compétitrices pour un maximum de 1 000 livres. On a également pensé à la relève avec des équipes pour les enfants.

Les résultats de la compétition de Saint-Léonard-d’Aston

Catégorie Hommes

Toitures Thermotech (vainqueur)

Transport JD Boucher (finaliste)

 

Catégorie Femmes

Foresterie Lacombe/ Mécanique Dugas (vainqueur)

Construction Ré-Aly-T (finaliste)

 

Catégorie enfants

Minis Construction LS (vainqueur)

Guerriers de Charrette (finaliste)

 

Pour en apprendre davantage: Facebook du Championnat BruteForce.

 

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