La CAQ a-t-elle tenu ses promesses de changement?

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Par Marie-Ève Veillette

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. À la suite du dévoilement du budget 2019-2020 du gouvernement du Québec, la Table régionale des organismes communautaires en santé et services sociaux du Centre-du-Québec et de la Mauricie (TROC CQM) reste sur sa faim…

Plusieurs députés caquistes avaient laissé entendre, au cours des dernières semaines, que l’attente des organismes communautaires était désormais finie et que le budget leur réserverait de belles surprises… Or, malgré l’annonce (appréciée, il faut le dire) de 30 millions d’argent neuf pour le Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC), force est de constater que les groupes communautaires devront, encore une fois, faire preuve d’une grande créativité afin de répondre aux besoins de la population.

Nous ne devons pas oublier que le sous-financement des organismes communautaires du Centre-du-Québec et de la Mauricie s’élève maintenant à 26 millions de $. Comme nous ne connaissons pas encore les critères d’attribution de la hausse du financement, impossible de dire combien de ces 30 millions seront dirigés vers notre région. Mais l’on sait déjà que nos attentes ne seront pas comblées.

Certes ces sommes supplémentaires aideront les groupes à consolider leurs services, mais elles seront nettement insuffisantes pour assurer un développement adéquat qui permettrait de guérir les plaies des douloureuses années de l’austérité libérale. La population ne s’en est pas encore remise. Loin de là.

Les organismes communautaires devront, encore une fois, faire des choix difficiles. La pénurie de main-d’œuvre touche aussi le secteur communautaire. Pourrons-nous retenir notre personnel en leur offrant des conditions salariales et des avantages sociaux alléchants? L’amour de la cause, ça ne paie pas l’hypothèque.

La CAQ dit vouloir créer la richesse. Mais pour qui? Encore une fois, les personnes plus démunies physiquement, mentalement et monétairement seront les grandes oubliées. Et l’on compte sur le fait que « ces gens-là » ne se plaignent pas, trop occupés qu’ils sont à se débattre pour survivre.

Les organismes communautaires continueront de se battre pour eux, accomplissant jour après jour leur travail extraordinaire, accompli par des gens exceptionnels. Mais il ne faudrait pas oublier que, lorsque l’on se noie, on ne peut plus aider personne…

 

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