Journées pédagogiques supplémentaires: «Elles sont au bout du rouleau»

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Par Stéphanie Paradis
Journées pédagogiques supplémentaires: «Elles sont au bout du rouleau»
Une trentaine de manifestants se sont réunis devant le bureau du député Donald Martel ce mercredi. (Photo : Stéphanie Paradis)

Manifestation. Une trentaine de manifestants se sont présentés devant le bureau du député Donald Martel, en début d’après-midi aujourd’hui, afin de faire entendre haut et fort le mécontentement du Syndicat de soutien scolaire de la Riveraine (SSSLR-CSQ).

Le SSSLR-CSQ, affilié à la Fédération du personnel scolaire, déplore en effet la décision du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, quant à l’ajout de trois journées pédagogiques à l’année scolaire.

Selon la Fédération, bien que cette décision soit bénéfique pour les enseignants, celle-ci aura des répercussions immenses pour le personnel en service de garde. Déjà surchargé, en sous-effectifs et en état de fatigue extrême, le personnel considère sa tâche s’alourdir encore plus avec cette annonce.

«Il s’agit de la goutte d’eau qui risque de faire déborder le vase de plusieurs. Pour certaines, prévoir trois fois 10 h d’animation en période de pandémie, en plus de toutes les heures supplémentaires qu’elles font pour maintenir le service de garde à flot, c’est juste trop. La situation actuelle est critique», dénonce Claire Blondin, présidente du SSSLR-CSQ.

Dans les services de garde, des élèves qui sont inscrits à temps plein alors que d’autres ont un statut sporadique. Lors des journées pédagogiques, tous les enfants ont accès au service, donc plus d’enfants sont présents au service de garde, et c’est ce que redoute Mme Blondin. «Les ratios ne sont déjà pas respectés parce qu’on manque d’éducatrices, alors on ne sait pas comment les filles vont réussir», s’inquiète-t-elle.

«Depuis près de huit mois, nos membres en font nettement plus que ce qu’ils devraient et tiennent les écoles à bout de bras. Sauf que là, en ajoutant ces trois journées pédagogiques, le gouvernement abuse de notre dévouement. C’est comme s’il pressait le citron, mais celui-ci n’a plus de jus», ajoute Éric Pronovost, président de la FPSS‑CSQ.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le personnel de soutien se sent délaissé par les décisions du ministre Roberge. «M. Roberge a-t-il déjà pris en considération ce que le personnel de soutien propose? Il me semble que non. Je n’ai pas vu beaucoup de considération de sa part», déplore Mme Blondin. D’ailleurs, les revendications de cette manifestation vont bien au-delà de l’ajout des trois journées pédagogiques ajoutées sur les épaules du personnel de soutien.

Tout au cours de la semaine, des manifestations auront lieu dans différentes régions par les syndicats pour dénoncer la situation.

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