Johanne Bastien, la saine femme

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Par Stéphane Lévesque
Johanne Bastien, la saine femme
Johanne Bastien en action. (Photo : Stéphane Lévesque)

GRAND-SAINT-ESPRIT. Par un vendredi pluvieux à Grand-Saint-Esprit, la souriante et avenante Johanne Bastien accueille sa troupe d’«esprits sains» à la salle municipale de l’endroit.

L’instructrice de Zumba depuis sept ans donne des accolades et prend des nouvelles de sa vingtaine d’adeptes de ce programme d’entrainement s’inspirant de danses latinos. Ici, c’est la variante Gold sur laquelle on se déhanche. Parce que ce sont des femmes en or? Ça, c’est certain! Mais  cette variante se caractérise aussi par l’absence de saut dans les chorégraphies simples que chacune des participantes, dont l’âge varie de 40 à 76 ans, réalise selon ses capacités.

Il est 9h30. L’accueil est terminé. Sylvio, tout de fluo vêtu et conjoint de la belle de Sainte-Eulalie, présente celle-ci. Musique aux rythmes endiablés, lumières qui rappellent les discothèques d’antan et ses quinze ans de compétitions de danse sociale, le party Zumba Johanne Bastien commence.

Car à voir le plaisir qui se dégage de cette séance à laquelle l’auteur de ces lignes s’est fait suer à grosses gouttes, l’expression «party» prend tout son sens.

«Les femmes viennent chercher du social et elles viennent bouger tout en ayant du plaisir.  Si mes participantes peuvent oublier leurs soucis et repartir avec le sourire, c’est ma récompense. J’ai fait ma job et on a eu du fun!», de dire la dynamique femme aux 72 printemps qui ne les fait vraiment pas. Elle précise aussi que les hommes sont les bienvenus. Avis aux intéressés, d’ailleurs: les femmes sont belles, souriantes et en forme!

Pour la forme et le plaisir

Grand Saint-Esprit, Saint-Célestin, Saint-Léonard d’Aston, Notre-Dame-du-Bon-Conseil et Sainte-Eulalie, Johanne Bastien donne cinq séances par semaine et certaines adeptes la suivent sur la route de la bonne forme et du plaisir par la danse.

Johanne Bastien en action avec ses «esprits sains».

Tout en ne manquant pas une séance à Grand-Saint-Esprit, Suzanne Roy se fait plaisir parfois deux fois par semaine. « Je viens chercher la mise en forme et ça me permet d’agrandir mon cercle d’amis», de s’exclamer celle qui en est à sa quatrième année de Zumba.

Résidente de Saint-Léonard-d’Aston mais ayant œuvré à Drummondville comme assistante-infirmière toute sa vie professionnelle, Nicole Dufresne souligne également cet aspect social.

« J’ai pris ma retraite il y a deux ans. Je ne connaissais à peu près personne. J’ai entendu parler du cours de Zumba et ça m’a accrochée. Je me suis fait des amies. Ces gens-là sont formidables, ils sont toujours de bonne humeur. Johanne est accueillante pour tout le monde. C’est une bonne façon de contrer la solitude. À 69 ans actuellement, je suis plus en forme qu’avant. Je fais beaucoup d’arthrose et depuis que je fais du Zumba, j’ai réglé plusieurs choses. J’ai moins de douleurs et j’ai retrouvé de l’énergie et de la bonne humeur».

Une heure a passé trop rapidement. C’est le temps de la grande ronde où chacun se tient la main. Permettant un étirement salutaire en fin de séance, on profite de l’occasion pour partager des ondes positives. «Cancer, séparation; on envoie de l’énergie, de l’amour à ceux qui en ont besoin. On est une famille dans la Zumba», de conclure Johanne Bastien qui concrétise à merveille l’expression latine «Mens sana in corpore sano» du poète Juvénal.

Johanne et ses adeptes de Zumba: «Un esprit sain dans un corps sain».

 

 

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