Jeune filmé nu à son insu: des accusations pourraient être portées

Jeune filmé nu à son insu: des accusations pourraient être portées

BÉCANCOUR. La Sûreté du Québec a transmis le dossier de la diffusion non consensuelle d’images intimes d’un jeune de 11 ans, de Bécancour, au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de la jeunesse qui devra se pencher sur la question.  

Rappelons que le garçon a été filmé chez lui par son ami, à son insu, alors qu’il était nu et les images ses sont ensuite retrouvés sur Internet. Une vidéo a en effet été diffusée sur les réseaux sociaux Snapchat et Instagram, avant de finalement être retirée après avoir circulé pendant quelques jours. C’est après qu’une jeune fille de la classe des deux amis ait rapporté la situation au professeur de 6e année que la commission scolaire la Riveraine a pris la situation en main.

La mère de l’enfant qui a été filmé nu a décidé de ne pas en rester là et de porter plainte à la police. Elle estimait qu’il s’agissait d’un cas de distribution de pornographie juvénile, de publication d’une image non consensuelle, d’atteinte à la vie privée et de voyeurisme.

Comme l’âge pour être tenu responsable d’un acte criminel est généralement de 12 ans, il faudra maintenant voir si des chefs d’accusations seront portées ou si le jeune fautif passera en justice alternative avec le programme de la DPJ.

Dans un entretien avec Le Courrier Sud, la mère estimait qu’il fallait aller au bout de l’affaire. «Si nous ne portons pas plainte, quel message enverrons-nous ? Vous pouvez faire ce que vous voulez avec notre fils: ce n’est pas grave, nous ne ferons rien ?, a-t-elle lancé. Afin d’offrir le meilleur soutien à l’enfant et aux parents, nous n’aurons pas le choix de porter plainte afin de nous assurer qu’il n’y a pas d’autres victimes, au passé et au futur.»

Elle admet qu’en tant que parent, elle s’est sentie complètement démunie face à une telle situation, et ce malgré toutes les campagnes de prévention, de sensibilisation, l’éducation faite auprès des enfants et la lutte à l’intimidation. «Malheureusement ces choses que nous voyons souvent à l’écran ne sont pas toujours à l’écran, et arrivent dans la vraie vie et cette fois-ci, c’est arrivé dans notre vie, dans notre famille! Il y a des enfants qui se suicident pour ce genre de situation», rappelle-t-elle, ajoutant que son fils a déjà vécu son lot d’intimidation, de moqueries, voire de méchanceté dans la cour d’école.

«Dans la situation ici présente, nous avons été chanceux. Cela semble somme toute bien se dérouler, mais nous ne sommes pas prêt à vivre avec les «j’aurais donc dû» porter plainte, advenant le cas où il y aurait une autre victime dans le futur et que cette fois-ci, ça tourne mal», a-t-elle ajouté.

La mère fait tout en son pouvoir pour soutenir son fils du mieux qu’elle peut. «Il est capable d’affirmer qu’il s’est senti humilié et nous, parents tentons de limiter les dégâts du mieux que nous pouvons en l’encadrant et en étant à l’affût, a-t-elle souligné. J’aimerais inciter sur l’importance d’en discuter avec les jeunes, l’importance d’inciter vos enfants à dénoncer à un adulte en qui ils ont confiance s’ils voient quelque chose impliquant un ami ou eux même.»

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