Intégration au marché du travail: 47 M$ octroyé pour les jeunes

Jonathan Cossette

Intégration au marché du travail: 47 M$ octroyé pour les jeunes
Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, et ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean Boulet. (Photo : (Photo Jonathan Cossette))

Un appel de projets doté d’une enveloppe budgétaire de 47,4 M$ a été annoncé par la Coalition avenir Québec (CAQ), ce matin. Le but est de venir soutenir les jeunes qui ne sont ni en emploi, ni aux études et ni en formation dans leur démarche de réintégrer le marché du travail.

C’est le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean Boulet, qui en a fait l’annonce.

« Les jeunes sont au cœur de nos priorités et c’est notre devoir d’aider à réaliser leur plein potentiel dans la société et ça va au-delà de la pénurie de main-d’œuvre et de la crise sanitaire. Beaucoup d’entre eux sont loin du marché du travail et absent des parcours académiques. On veut leur donner une alternative et un accompagnement pour qu’ils puissent se développer et participer pleinement à la société », a-t-il d’abord lancé.

« Pour bien identifier les pistes d’action, j’avais donné un mandat, il y a deux ans, à un comité consultatif « Jeunes ». Ils m’ont présenté un rapport qui fait état de 200 000 jeunes du Québec âgés en 17 et 34 ans qui ne sont ni en emploi, ni aux études et ni en formation, ce qui représente 11% des 17 à 34 ans au Québec. »

Dans le contexte actuel de reprise économique, les actions concrètes qui s’articulent notamment autour de l’intégration durable sur le marché du travail des personnes sans emploi font partie des éléments-clés mis en place le gouvernement pour atténuer les effets de la pénurie de main-d’œuvre.

« Aujourd’hui, je m’adresse aux organismes communautaires jeunesse et j’annonce un investissement de 47,4 M$ partout au Québec. Ce sont nos yeux et nos oreilles sur le territoire et ils sont bien placés pour développer des idées créatives et audacieuses alors je leur demande de penser en dehors de la boîte et de me soumettre des projets », ajoute M. Boulet. 

« Les projets devront tenir compte de l’âge, des habitudes de vie, des expériences et des parcours scolaires de jeunes. Il faut tenir compte de qu’ils ont vécu, de leurs contraintes actuelles et de leurs aspirations futures. Il y en a beaucoup parmi eux qui sont de jeunes mères monoparentales, souvent isolées, sans réseau et qui ne savent pas quoi faire pour réintégrer le marché de l’emploi. Il y a beaucoup de jeunes ayant été pris en charge par les services de protection de la jeunesse, de jeunes immigrants fraîchement arrivés au Québec et beaucoup de jeunes décrocheurs scolaires. On doit s’assurer de bien les identifier et de les accompagner à revenir dans la société. »

La priorité sera accordée aux projets qui soutiendront ces jeunes dans leur intégration au marché du travail et qui respecteront certains autres critères.

« Les projets devront aussi s’appuyer sur une utilisation optimale des mesures d’emploi existantes, et ce, tout en assurant aux jeunes un accompagnement soutenu jusqu’à leur autonomie professionnelle, l’obtention d’un emploi et le maintien en emploi. »

« On vise aussi des projets originaux pour rejoindre cette clientèle et qui concerneront une problématique régionale jugée importante en matière d’emploi et de main d’œuvre », conclut-il.

Les organismes pourront soumettre des projets jusqu’au 12 décembre et les projets se mettront en action à compter de février 2022, et ce, pour une période de 12 mois.

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