Nicolet s’attaque aux plantes envahissantes
NICOLET. Désireuse de protéger ses milieux naturels, la Ville de Nicolet a adopté un plan de gestion proactif contre les plantes exotiques envahissantes, une première au Québec.
Ce plan vise à contrer simultanément plusieurs espèces nuisibles présentes sur les terrains municipaux, notamment le parc écomaritime de l’Anse-du-Port, la piste multifonctionnelle, la réserve naturelle du Boisé-du-Séminaire, le Boisé des Sœurs de l’Assomption, ainsi que les abords de la centrale de traitement de l’eau.
Parmi les plantes ciblées, on retrouve la berce du Caucase, l’herbe à poux, la renouée du Japon, le roseau commun (phragmite), la salicaire commune et l’érable de Norvège.
« Nicolet ne fait pas exception: ces espèces sont bel et bien présentes sur notre territoire. Mais ce qui est remarquable, c’est que c’est la première fois au Québec qu’une municipalité adopte un plan d’action global pour toutes ces espèces, au lieu de les traiter séparément », souligne la mairesse Geneviève Dubois.
C’est le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec qui sera responsable de la mise en œuvre du plan; mandat qui lui a été confié lors de la séance publique de mai.
Le projet bénéficie d’un montage financier totalisant 80 000$. Une part importante de ce financement, soit 40 000$, provient du programme Défi Innovation Québec en économie sociale. À cela s’ajoutent des contributions de 12 500$ du Conseil régional de l’environnement et de 12 500$ du Fonds des municipalités pour la biodiversité, un fonds dont la formule de financement prévoit une contribution équivalente du gouvernement pour chaque dollar investi par la municipalité. La Fondation de la faune du Québec apporte également un soutien financier de 20 000$. De son côté, la Ville de Nicolet investit 15 000$ tirés de son fonds Environnement.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’entente de partenariat Défi innovation Québec en économie sociale, et porte le titre « Gestion proactive des espèces exotiques envahissantes ».
