GROBEC se mouille les mains pour la pérennité de la perchaude

Par Boris Chassagne | Initiative de journalisme local
GROBEC se mouille les mains pour la pérennité de la perchaude
Le canal piscicole a été protégé au moyen de matelas de coco et revégétalisé avec différentes essences d’arbres et arbustes, dont le saule et l’érable argenté.  (Photo : courtoisie)

BÉCANCOUR. Le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) vient de procéder à l’aménagement de nouveaux habitats dédiés à la reproduction de la perchaude, aux abords du lac Saint-Paul et de la rivière Godefroy de Bécancour.

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«Le littoral du lac Saint-Paul représente un bon milieu pour la fraie de la perchaude. Notre projet permet d’améliorer les caractéristiques des rives de ce milieu agricole et de favoriser la survie des larves de perchaude au printemps», explique Emmanuel Laplante, chargé de projets, Plan directeur de l’eau pour le GROBEC.

L’équipe a donc travaillé à revégétaliser deux terrains qui bordent le lac Saint-Paul. On y a aussi creusé un canal piscicole de 360 m2 afin d’améliorer la connectivité hydrique entre le lac, le milieu marécageux riverain et le fossé agricole.

La rive nord du lac Saint-Paul est une réserve naturelle, mais la rive sud est plus dégradée. Alors «on est venus agrandir l’habitat de la perchaude en le végétalisant», notamment en y plantant des espèces indigènes résistantes aux inondations, comme le saule, le cornouiller et le myrique baumier. «Ce projet s’inscrit dans la démarche de rétablissement des populations de perchaude du lac Saint-Pierre et de l’estuaire fluvial du Saint-Laurent».

Rappelons qu’un moratoire sur la pêche à la perchaude est en vigueur depuis près de cinq ans pour le lac Saint-Pierre et le fleuve jusqu’à la hauteur de Saint-Pierre-les-Becquets. «La perchaude migre dans ce tronçon-là fleuve. Les perchaudes qui se reproduisent au lac Saint-Paul ou à Bécancour peuvent migrer vers le lac Saint-Pierre», explique Emmanuel Laplante. Alors, si le projet du GROBEC porte ses fruits, il pourrait aussi avoir un impact positif sur la population de perchaude recensée dans le lac Saint-Pierre et à laquelle s’intéresse aussi le Pôle d’expertise multisdisciplinaire en gestion durable du littoral du lac Saint-Pierre de l’UQTR.

Un impact à courte échéance

Il faudra prendre son temps et permettre à la végétation et aux poissons de s’installer et de s’y épanouir, bien sûr. Mais «on peut s’attendre à des résultats dès 2022. On va faire des suivis dès ce printemps et pour les prochaines années, voir si les poissons empruntent les canaux, fréquentent le site. La perchaude est un poisson opportuniste contrairement à la truite. Elle peut pondre sur des roches, des arbustes de la zone inondable», ajoute Emmanuel Laplante.

Le GROBEC réfléchit aussi à la possibilité de lancer une Phase II du projet dans le même secteur, mais cette fois dans les parties les plus basses des champs. «Il y a des démarches à faire avec l’UPA et la Commission de protection du territoire agricole du Québec».

D’autres projets sont dans les cartons. «On a fait plusieurs projets sur le bord de la rivière Bécancour et près du marais de Canards Illimités proches du pont Laviolette et aussi dans le parc Industriel», rappelle le chargé de projet.

 

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marc andre cormier
marc andre cormier
1 mois

Il y a des démarches à faire avec l’UPA et la Commission de protection du territoire agricole du Québec».??Il me semble que cé plus important d’avoir de la bonne eau que 20 pieds de champ de plus.Ils son après tout détruire nos rivières avec leurs champ directe sur le bord des rivières et lacs.Sur la rivière Bécancour vla u 20 ans, ils y avait une bande de bois sur le bord de la rivière.Maitenan ils cultives jusqu’au bord