Une galerie-boutique et un petit musée dans l’ancien couvent de Sainte-Angèle

Une galerie-boutique et un petit musée dans l’ancien couvent de Sainte-Angèle

Marie-Véronique Bouchard était fière de dévoiler le résultat de nombreux mois de rénovation.

Crédit photo : Le Courrier Sud - Sébastien Lacroix

COMMERCE. Après plusieurs années à refouler ses élans artistiques, Marie-Véronique Bouchard touche enfin son rêve avec la toute nouvelle Galerie Mavia qui vient d’ouvrir ses portes dans l’ancien couvent de Sainte-Angèle-de-Laval.

Après des études en arts appliqués, elle a lancé son premier commerce de designer intérieur à l’âge de 19 ans, mais elle a toujours eu la passion de créer des choses avec ses mains. Même si elle était fière de ses réalisations, son entourage l’a rapidement découragée sur l’aspect financier de sa démarche artistique.

Puis, un jour, c’est dans un bazar qu’elle a découvert de nombreux petits trésors, et qu’elle s’est trouvé une nouvelle passion: prendre des objets et leur donner une âme en y ajoutant sa touche personnelle. Pendant plusieurs années, elle a amassé d’innombrables petits «trésors» datant des années 1930 à 1970 dans des boîtes. «J’entreposais ça en me disant qu’un jour, j’en ferais une exposition ou une grande vente, mais je n’avais pas encore l’idée d’en faire une boutique, témoigne-t-elle. Un jour, je me suis retrouvée que j’en avais du sous-sol jusqu’au grenier. C’est là que j’ai décidé de réaliser ce projet qui me permet d’intégrer ma passion pour les arts.»

C’est pourquoi la Galerie Mavia se veut non seulement une boutique, mais un «cabinet de curiosités» où dénicher des montages floraux (IKEBANA), mais aussi de beaux objets à offrir en cadeau, et des meubles rétro recyclés et antiques. Ce qu’on peut voir sur place est une infime partie de sa collection.

Le tout est entreposé dans les installations de l’ancien couvent et lui permettra de constamment renouveler son inventaire chaque saison. Elle continue toujours à faire le tour des marchés aux puces, des ventes-débarras à la recherche de «perles rares».

Ouvert depuis à peine un mois, son commerce attire déjà l’attention de nombreux antiquaires qui se sont déplacés à Sainte-Angèle. Si la propriétaire est prête à acheter et vendre des «trésors» d’antan, elle ne souhaite pas se spécialiser en antiquités, qui ont plus de 80 ans d’âge. Elle porte également une attention aux meubles d’époque, auxquels elle donne une touche personnelle tout en conservant le style vintage.

Si on trouve de nombreuses décorations de Noël originales, ces temps-ci, on pourra dénicher des objets en lien avec Pâques, la Saint-Valentin, la Saint-Jean-Baptiste ou l’Halloween, par exemple, dans les semaines précédant chacune des fêtes.

Un lieu de diffusion artistique

Le reste du temps, le tout sera un peu plus épuré et permettra de faire une plus grande place pour exposer des œuvres d’art. Mme Bouchard, une artiste-peintre qui a son atelier sur un autre étage du couvent, y exposera bien entendu ses toiles. Elle pourra aussi y accueillir les œuvres d’une vingtaine d’artistes de tous les styles et horizons.

De grandes toiles de navires y sont exposées et suscitent déjà une forte réaction. «Il y a quelque chose à développer sur ce thème. Avec la présence du fleuve, en face, ça crée une émotion, raconte-t-elle. C’est une richesse que nous avons. Pourquoi ne pas nous en servir?»

Une autre section est quant à elle consacrée à un petit musée des sœurs de l’Assomption, qui ont occupé les lieux de 1894 jusqu’à la fermeture du collège, en 1965. Une collection d’objets, photos et documents a été rassemblée et peut être contemplée sur place.

Le tout pourrait d’ailleurs prendre un peu plus d’importance. «Les sœurs ont été touchées par l’exposition et elles m’ont dit qu’elles allaient continuer d’amasser des choses dans leurs différentes congrégations. C’est en développement», a fait savoir Marie-Véronique Bouchard, qui est aussi passionnée d’histoire et de patrimoine.

D’importants travaux ont été nécessaires pour transformer l’ancien couvent qui avait par la suite été utilisé par différents organismes avant d’être transformé en auberge par l’ancien propriétaire André Wattier. En plus de la galerie-boutique, le reste de l’immeuble de trois étages peut accueillir des services professionnels et une partie du bâtiment sert de logement.

Le résultat, qui a été dévoilé la semaine dernière, enthousiasme déjà les intervenants touristiques de la région. En plus de contribuer au développement de l’économie locale, on y voit un ajout de l’offre dans le secteur avec la présence du quai, de la microbrasserie, d’un café, d’une savonnerie et maintenant d’une galerie-boutique.