Emploi: avez-vous pensé à l’agriculture?

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Par Stéphane Lévesque
Emploi: avez-vous pensé à l’agriculture?
Maxime Sauvageau en compagnie de sa collègue Marie-Pierre Lemire. (Photo : Courtoisie)

EMPLOI. Les chercheurs d’emploi, bien que les MRC de Nicolet-Yamaska et de Bécancour sont des terres nourricières, ont parfois tendance à oublier l’agriculture pour se réaliser professionnellement. Le Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec veut justement éveiller l’intérêt pour des emplois qui ne demandent qu’à être comblés.

Ayant pour mission de recruter des employés pour les producteurs agricoles, le Centre affiche les offres d’emploi mais effectue aussi des tris de curriculum vitae et des entrevues de présélection pour les employeurs. Et de la demande, il y en a; parole de Maxime Sauvageau!

«En tout temps sur notre site web on a environ 30 ou 35 emplois de disponibles», révèle l’agent en ressources humaines au Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec.

Dans certains cas, l’expérience n’est pas nécessaire, seulement de la bonne volonté. «On a justement un nouveau programme: FermEmploi. Tout est possible. On va rencontrer la personne, on va lui faire visiter des fermes près de chez elle. On cherche des affinités communes entre le chercheur et l’employeur. On essaye de créer un jumelage comme L’amour est dans le pré mais pour l’emploi», souligne-t-il avec humour.

Ce programme est également avantageux pour l’agriculteur. Une subvention est offerte pour compenser la perte de productivité du néophyte qui deviendra productif rapidement, on le souhaite, dans un emploi où il peut s’accomplir.

Pour les chercheurs d’emploi de tout âge qui pensent que le monde agricole est ardu, Maxime Sauvageau se fait rassurant. «Bien que des animaux et des végétaux impliquent de s’en occuper à tous les jours, on incite les agriculteurs à donner des horaires de travail plus adaptés à leurs travailleurs. Par exemple, plutôt que d’offrir un poste de 60 heures par semaine, on va proposer à l’employeur d’en offrir deux de 30 heures. Physiquement, avec la technologie de plus en plus présente, le travail agricole est moins exigeant qu’il ne l’était auparavant. Pour ce qui est des salaires, c’est généralement compétitif avec le secteur manufacturier. Le taux horaire de départ varie de 15 à 18$ de l’heure», précise-t-il.

Natif de Saint-Grégoire, ancien élève de l’École secondaire Jean-Nicolet et diplômé en administration des affaires profil gestion des ressources humaines de l’UQTR, Maxime Sauvageau est lui aussi un ancien chercheur d’emploi pour qui l’agriculture n’était pas un domaine qui, à première vue, l’interpelait.

«C’est un beau hasard de la vie. Au départ, je ne pensais même pas qu’il pouvait y avoir de la gestion des ressources humaines en agriculture. Comme d’autres, je me disais qu’une ferme avait pour employés son propriétaire et quelques membres de sa famille. Ce qui, avec le recul, n’est pas le cas partout. Certaines exploitations agricoles ont des dizaines d’employés. En 2015, j’ai eu une occasion de stage à l’UPA qui s’est transformée en emploi. Tout a changé pour moi, j’ai eu la piqûre», de conclure Maxime Sauvageau, qui veut justement la transmettre.

Pour plus d’informations: http://www.emploiagricole.com/emplois/cea-cq/

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